Attention, haute tension! Trois semaines avant sa majesté F1, la Formule E a encore une fois l’honneur de mettre les watts sur le plus prestigieux des circuits urbains.
Après Mexico, Diriyah, Hyderabad, Le Cap, Sao Paulo et Berlin, voici Monaco. Pour les 11 teams et 22 pilotes survoltés du championnat du monde des monoplaces électriques, cette 6e édition de l’E-Prix couru au pied du Rocher marque déjà le début de la seconde mi-temps. Le virage 9 d’une saison 9 qui en compte 18 jusqu’à la finale londonienne (29-30 juillet).
Quoi de neuf ce samedi en Principauté? La Gen3, bien sûr! Présentée en grande pompe il y a un an ici même, sur le toit terrasse du Yacht Club de Monaco, cette FE troisième génération taillée comme un avion de chasse furtif monte en puissance (100kW supplémentaires) tout en perdant une soixantaine de kilos.
De quoi affoler le chrono entre goulet de Sainte-Dévote et épingle de la Rascasse? Sur le papier, oui. Mais pas dans la réalité car les pneus durs à rainures imposés par le législateur restreignent considérablement le grip, au grand dam des pilotes.
Peu importe la vitesse, tant que le spectacle et le suspense restent de mise. Ce samedi après-midi, à 15h04 précises, lorsque la meute sera lâchée, aucun risque de ronger son frein dans les tribunes en assistant à une longue procession. La gestion de l’énergie, paramètre plus que jamais essentiel, va mettre du sel dans le scénario.
Vous en doutez? Demandez aux spectateurs de l’E-Prix de Berlin (22-23 avril), la précédente étape où pas moins de 362 dépassements ont été comptabilisés lors des deux courses du week-end (190 + 172)!
Bien malin qui peut prédire avec certitude l’identité de celui qui raflera la mise sur la plus haute marche du podium princier. Depuis le branchement à Mexico, six hommes ont embrassé la victoire. L’un des deux lauréats puissance 2, Pascal Wehrlein, mène la danse à mi-parcours. Mais l’avance du serviteur allemand de Porsche n’a cessé de fondre après son double coup d’éclat en Arabie saoudite, fin janvier.
En remportant le second sprint berlinois, l’autre jour, le Néo-Zélandais Nick Cassidy (Envision) est revenu à quatre petites longueurs. Décramponné au cœur de l’hiver, Jean-Eric Vergne (DS Penske), le héros du Monaco E-Prix 2019 en quête d’une troisième couronne mondiale, a lui aussi accentué la menace outre-Rhin: 3e à 19 points.
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