Avec notre correspondant à Conakry, Matthias Raynal
Dans son récit, face à la cour, Tiegboro s’était donné le beau rôle. En octobre dernier, il avait nié toute participation au massacre, affirmant au contraire avoir sauvé certains leaders : « Monsieur Abdoulaye Bah, savez-vous que votre témoignage bat en brèche l’idée d’un quelconque sauvetage de leaders par le commandant Tiegboro et autres. »
« Matés au stade »
Celui qui remet en cause la version de Tiegboro, c’est Abdoulaye 3 Bah, garde du corps du leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo à l’époque des faits. Mardi, il était interrogé par les avocats des parties civiles : « Est-ce que les leaders politiques n’avaient pas été matés au stade ? ». « Au stade, il a vu les leaders de l’opposition être roués de coups par les bérets rouges, sous le regard impassible de Moussa Tiegboro Camara », dit-il en pular, pendant qu’un interprète assure la traduction en français.
Confrontations
« Vous avez également déclaré que les hommes de Tiegboro lui obéissaient quand il leur donnait des ordres, oui ou non ? ». Ce à quoi l’ancien responsable a répondu : « Lui seul pouvait sauver tous les leaders et que personne ne soit battu ».
Après les parties civiles, les témoins seront appelés à la barre, viendra ensuite le temps des confrontations. Tiegboro aura l’occasion de répondre à ces accusations.
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