Depuis qu’il a été posé sur la table par l’ex-maire Pierre-Marie Nousbaum, le sujet de la plaine des sports de Saint-Pée-sur-Nivelle revient invariablement comme un boomerang à qui le lance. Et plus facilement en pleine tête, qu’en des mains adroites. Durant la récente campagne précédant l’élection partielle en février dernier, il fut parmi les dossiers posés en haut de la pile par le maire sortant Dominique Idiart, et son opposant (ex-allié), Christophe Jaureguy.
S’il a moins usé de ce chiffon rouge, le nouvel édile Bernard…
Depuis qu’il a été posé sur la table par l’ex-maire Pierre-Marie Nousbaum, le sujet de la plaine des sports de Saint-Pée-sur-Nivelle revient invariablement comme un boomerang à qui le lance. Et plus facilement en pleine tête, qu’en des mains adroites. Durant la récente campagne précédant l’élection partielle en février dernier, il fut parmi les dossiers posés en haut de la pile par le maire sortant Dominique Idiart, et son opposant (ex-allié), Christophe Jaureguy.
S’il a moins usé de ce chiffon rouge, le nouvel édile Bernard Elhorga ne compte pas pour autant cacher la poussière sous le tapis. Ce sera le défi de la commune dans les années à venir : la poussée démographique et de l’activité associative nécessite une mise à niveau des équipements. Il a donc confié le bébé à Jean-Philippe Francisco, pas forcément le plus connu de la nouvelle équipe, mais qui a passé sa vie professionnelle à bâtir des projets.
Jean-Philippe Francisco, nouvel adjoint aux sports de Saint-Pée-sur-Nivelle, hérite du serpent de mer de la plaine des sports.
Fabien Jans
Le site idoine
« Comme dans le monde de l’entreprise, je compte le faire de manière rigoureuse, construite et participative », promet-il, sans pour autant manquer d’avertir les impatients : « C’est un projet qui a déjà été chiffré à hauteur de dix millions d’euros par l’équipe précédente. Il ne pourra se réaliser que par tranches, avec des priorités à définir. »
Sans insulter l’avenir, l’on sait d’ores et déjà qu’un terrain de football et un mur à gauche sont indispensables. L’élu partage l’analyse. Sans oublier les autres disciplines, présentes au sein du Spuc omnisports et au-delà : « Je pense notamment au tennis, qui utilise en ce moment Gantxiki comme une solution de repli. Une solution qui pourrait s’avérer suffisante, serait probablement de couvrir l’un de ses deux courts. »
Pour le reste, le champ des possibles est ouvert. Presque à la surprise de Jean-Philippe Francisco : « Quand j’ai demandé le dossier de la plaine des sports, j’ai été assez décontenancé par sa faible épaisseur. Cela fait des années, moi aussi, que j’en entends parler. Alors, je pensais qu’à ma prise de fonction, il me suffirait quasiment d’appuyer sur le bouton. Cela a été une désillusion. »
À cette date, un terrain de 22 100 m² a été identifié dans le secteur Olaso sud. Mais aucun contact n’aurait été noué avec la propriétaire. Pas de prix, pas même d’estimation donc, même si la commune a mandaté l’établissement public foncier local Pays basque (EPFL) pour mener les négociations et porter l’acquisition, selon un compte rendu de la réunion du conseil municipal du 10 novembre 2022.
« En tout cas, je n’en trouve aucune trace dans le dossier que l’on a pu me transmettre, observe l’élu, même si M. Idiart serait allé à la rencontre de la propriétaire pour signifier l’intérêt de la commune. Sachant que sur le PLU approuvé en septembre 2022, cette parcelle a été réservée pour un équipement public et d’intérêt collectif à vocation de sports et loisirs, et fait l’objet d’une OAP (orientation d’aménagement et de programmation). » Tout semble pointer ce terrain comme le site idoine, les parties inondables n’inquiétant par outre mesure Jean-Philippe Francisco.
Terrain de foot et mur à gauche
« Il y a la place pour un terrain de football, un mur à gauche et d’autres éléments tels des bureaux, des locaux de stockage pour le matériel, des vestiaires. Et si l’on voit plus loin, probablement une salle polyvalente. » Une projection toute personnelle qui ne sera pas validée avant consultation de l’ensemble des parties prenantes. Pas même avant un travail porté au sein d’une future commission extra-municipale que l’adjoint veut créer, après la phase en cours de sondage des diverses associations sportives de la commune.
L’élu compte faire appel à toutes les compétences, y compris celles disponibles dans les bureaux de l’Agglomération Pays basque. « En ce moment, nous compilons les besoins, nous faisons remonter les chiffres. C’est du travail, mais nécessaire pour que les participants à la commission extra-municipale partent sur un même niveau d’information. » Du temps utile, qui fait néanmoins craindre (encore) une rallonge dans le calendrier : « Il est évident que le projet ne sera pas terminé avant la fin du mandat. J’espère qu’il sera totalement défini à la mi-2024. Ensuite, cela suivra son cours. »
Le lac « sous-utilisé »
En matière de développement sportif sur la commune, Jean-Philippe Francisco ne limite pas son champ de vision à la plaine des sports : « Hors saison, je trouve le lac sous-utilisé, remarque l’adepte de sports nautiques. J’aimerais que s’y développent des activités. Économiquement, c’est un équipement rentable. Mais je me demande si, à l’année, les Senpertars s’y retrouvent. »
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