C’est toute une surprise qu’a reçue samedi le jeune Sudburois Cohen Lawrence pour son quatorzième anniversaire.
La Fondation Rayons de soleil, qui vient en aide aux enfants en situation de handicap, lui a offert gratuitement tout l’équipement nécessaire pour assembler son propre ordinateur.
C’est incroyable
, réagit l’adolescent né avec une grave affection de ses capacités auditives.
Il souligne qu’il n’aura plus à emprunter un ordinateur pour jouer à ses jeux vidéo préférés et croit être maintenant mieux outillé pour aiguiser ses capacités de codage informatique.
Jacqueline Savoie, bénévole à la Fondation Rayons de soleil, affirme que bien des jeunes comme Cohen, qui vivent avec un handicap, peuvent avoir l’impression que certains objectifs leur sont inatteignables.
Un coup de pouce peut donc faire toute la différence, observe-t-elle.
Ça bâtit beaucoup la confiance chez les jeunes. C’est vraiment beau à voir.
« Ça lui [Cohen] donne l’occasion […] d’avancer dans ce qui l’intéresse sans ces barrières-là. »
Et des barrières, il en demeure plusieurs en matière d’accès aux nouvelles technologies, analyse Farouk Bouanane, directeur adjoint de l’École provinciale du Centre Jules-Léger, qui enseigne à des élèves sourds, aveugles et sourds-aveugles.
Les élèves sourds sont comme les élèves entendants. Ils aiment l’informatique, ils aiment la technologie, ils aiment la nouveauté, […] mais malheureusement non, il n’y a pas la même facilité
, affirme-t-il.
Nous comme communauté sourde, même les jeux vidéo qu’on va choisir, on va choisir ceux où il y a plus d’indications visuelles. Ceux où il y a plus de paroles, on va choisir un autre jeu
, illustre M. Bouanane.
La réalité, c’est qu’en ce moment, tout ce qui est avancées technologiques, c’est fait sur mesure selon la majorité de la population. Il n’y a pas nécessairement l’accessibilité par défaut
, poursuit-il.
« Le moment où on va ajouter l’accessibilité par défaut, on va voir le même pourcentage de personnes entendantes que de personnes sourdes qui vont aller vers l’informatique. Il faut que le mot « accessibilité » soit intégré dans tout ce qu’on fait comme travail. »
La Société canadienne de l’ouïe estime à plus de 3 millions le nombre de Canadiens malentendants.
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