La vibrante scène danoise du jazz s’est arrêtée brutalement, comme le reste du monde, au début de l’année 2020, et une communauté soudée de musiciens prometteurs s’est retrouvée dans le vide, privée de la plus grande partie de son gagne-pain et de son bonheur de donner des concerts. Rassemblés dans un local d’artiste maculé de graffitis dans une ancienne installation industrielle de la banlieue de Copenhague, ils ont créé un espace pour eux-mêmes afin d’improviser dans un cadre funky, basé sur le groove…
Explorant les riches échanges entre les traditions musicales d’Afrique de l’Ouest et le funk et la soul occidentaux, cette musique est faite pour danser, transportant l’auditeur sur des pistes de danse réelles ou imaginaires. Avec une production chaude et brute, l’album crée un véritable sentiment d’énergie et d’intimité, comme si l’auditeur se trouvait en club avec un groupe de musique électrisante.
Au fil des huit compositions, le quintet navigue joyeusement entre les harmonies familières de la soul des années 70, une variété de grooves contagieux, des improvisations enjouées et des arrangements mélodiques de cuivres en duo. L’exploration de tonalités plus sombres, popularisées par la légende de l’éthio-jazz Mulatu Astatke, apporte un changement bienvenu grâce au contraste harmonique et au groove polyrythmique.
Le titre
« Moko Jumbie« provient d’un personnage mythique du folklore afro-caribéen. Pendant la saison du carnaval, on peut voir des Moko Jumbies masqués danser sur des échasses dans des vêtements colorés, dominant les foules. Ils sont à la fois dieux, guérisseurs, fantômes et, plus important encore, ils sont l’expression émouvante de la liberté et la mascotte parfaite pour cet album de célébration.
(extrait du communiqué de presse en anglais – traduction E. Lacaze / A. Dutilh)
Andreas Toftemark (saxophone)
Mads Nørgaard (guitare)
Anton Langebæk (basse)
David Besiakov (batterie)
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