Emmanuel Macron a reçu le chef Raoni à l’Elysée

publié le dimanche 04 juin 2023 à 21h50

Le président français Emmanuel Macron a reçu dimanche 4 juin le cacique Raoni Metuktire, l’un des chefs indigènes d’Amazonie, territoire menacé par l’exploitation illégale du bois, l’exploitation aurifère et une agriculture industrialisée, mondialisée.

Alors que la France possède « avec la Guyane, un morceau de forêt amazonienne sur son propre territoire », le pays a « des marges de progrès considérables » dans la protection de la forêt amazonienne, a estimé France Nature Environnement.

Emmanuel Macron a reçu dimanche 4 juin le chef indigène d’Amazonie Raoni Metuktire âgé de 90 ans, en vue du Sommet des pays d’Amazonie de cet été, où la France a été invitée par le Brésil. Le président français a ainsi voulu afficher sa détermination à œuvrer à la conservation des espaces naturels, et notamment des forêts tropicales dans ce qu’elles constituent des réserves vitales de carbone et des trésors de biodiversité.

Le chef de l’Etat qui a tweeté dimanche après la rencontre: « à l’écoute du Cacique Raoni, 18 jours avant le Sommet de Paris pour un nouveau pacte financier mondial dont le monde a besoin ».

Avec la Guyane, la France a « un morceau de forêt amazonienne »

Le chef Raoni achève dimanche 4 juin une tournée européenne de presque un mois pour collecter des fonds pour les tribus et la forêt amazonienne.

Il était accompagné d’autres chefs indigènes : le chef yawalapiti prénommé Tapi, il a 45 ans, il est le premier à avoir fait des études supérieures à Brasilia. Il y a aussi Watatakalu qui porte le combat des femmes d’Amazonie. Son neveu Bemoro était également du voyage. 

C’est sa neuvième campagne mondiale dédiée à la protection de la forêt amazonienne. Le cacique avait été reçu par le chef de l’Etat au Palais de l’Elysée en mai 2019, et avait également été convié au sommet du G7 à Biarritz sous présidence française au mois d’août de la même année.

La France « a des marges de progrès considérables » en matière de protection de la forêt amazonienne, a estimé Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement, quelques heures plus tôt sur franceinfo. « La France a aussi, avec la Guyane, un morceau de forêt amazonienne sur son propre territoire, et donc quelque chose de très concret à faire chez elle, pour la protéger », a précisé Arnaud Schwartz.

Quelque 328 km2 de superficie forestière ont été détruits en Amazonie en avril, selon les chiffres officiels publiés en avril. Une réduction drastique de 68% par rapport aux 1.026 km2 déboisés en avril 2022, dernière année de présidence du prédécesseur de Lula, Jair Bolsonaro (extrême droite).

Les chefs indigènes se battent pourtant contre un projet de loi limitant fortement les terres des peuples autochtones qui a été approuvé par les députés brésiliens. Le texte ouvre la voie à un « génocide », accusent-ils en réclamant un véto du président Lula. « L’approbation de ce projet de loi menace nos droits. Nous tous, peuples indigènes du Brésil, ne l’acceptons pas », a déclaré le cacique Raoni, dans un entretien avec l’AFP à Paris.

 

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