Faut-il s’inquiéter de la fièvre de Crimée-Congo, transmise par les tiques ?

Par le biais de leurs piqûres, les tiques peuvent inoculer la maladie de Lyme, une grave atteinte du système nerveux. Mais ces petits acariens pourraient également transmettre la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. La vigilance est donc de mise.

Les tiques sont le cauchemar de beaucoup de randonneurs à l’arrivée des beaux jours. Ces petits acariens, de la taille d’une tête d’épingle, peuvent inoculer, par le biais d’une piqûre, la maladie de Lyme, une grave atteinte du système nerveux. Mais ce n’est pas tout. Comme le révèle l’Anses, une autre maladie pourrait se développer à cause de leur prolifération : la fièvre hémorragique de Crimée-Congo.

Originaire d’Afrique et d’Asie et introduite principalement par les oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique, la tique Hyalomma en est la seule responsable. Mais que les plus angoissés se rassurent. Si plusieurs cas sont enregistrés chaque année en Espagne, aucun cas autochtone n’a été détecté chez l’humain en France malgré sa présence depuis plusieurs décennies en Corse et depuis 2015 sur le littoral méditerranéen. Malgré tout, cette tique pourrait étendre son implantation dans l’Hexagone à cause du dérèglement climatique. « Les tiques Hyalomma aiment en effet les climats secs et les périodes chaudes. C’est pourquoi en France, on les retrouve préférentiellement dans la garrigue ou le maquis du pourtour méditerranéen, contrairement aux autres tiques qui sont plutôt forestières », a expliqué Elsa Quillery de l’Anses.

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Une surveillance des tiques à l’échelle nationale

Face à cette situation, l’organisme appelle donc à mettre en place une surveillance de ces tiques à l’échelle nationale. « Pour se préparer au mieux à l’émergence potentielle du virus de la FHCC sur notre territoire, il est essentiel de renforcer la surveillance des tiques en France mais également de celles qui arriveraient en provenance de pays où le virus circule actuellement », a-t-elle ajouté. À noter que l’Inrae vient de mettre en ligne une carte interactive pour recenser le nombre de piqûres partout en France, en temps réel. Actuellement, les régions où le nombre de signalements est le plus important sont le Grand Est, l’Ile-de-France et la Nouvelle-Aquitaine.

Pour rappel, chez l’humain, la fièvre de Crimée-Congo se limite généralement à un syndrome grippal avec troubles digestifs. Dans certains cas, elle peut néanmoins s’aggraver et se traduire par un syndrome hémorragique, dont le taux de létalité atteint 30% dans certains pays.

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