Dans cette ferme, on investit dans la technologie pour le confort et la productivité 

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Au GAEC du buisson du Tremble, le sol de l’étable est équipé d’un système de drainage des déjections et des urines.  ©L’Eclaireur de Châteaubriant

Ventilateurs, traite automatisée 24 h/24, système de récupération et séparation de l’urine des excréments… Dans sa ferme à Abbaretz (Loire-Atlantique), David Forget installe depuis plusieurs années des innovations technologiques, qui facilitent son travail et surtout améliorent le confort de ses vaches laitières.

L’agriculteur travaille notamment depuis 2014 avec l’entreprise Bioret Agri, basée à Joué-sur-Erdre et à Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), qui conçoit des innovations technologiques pour les exploitations de vaches laitières.

« Le bâtiment est équipé de leurs innovations, où ils réalisent des essais », décrit David Forget en pointant du doigt l’étable qui abrite les 130 vaches de sa ferme.  

Plus d’hygiène et de confort

La première installation de l’entreprise équipée chez David Forget a été le système « Magellan » : un tapis en caoutchouc avec des rainures permettant l’évacuation des urines. « Les vaches ont les sabots au sec, et cela évite aux animaux de développer la maladie de Mortellaro. »

Aussi appelée dermatite digitée, cette maladie résulte d’une infection aux pieds des vaches, et est causée par l’humidité. « Les vaches sont également plus à l’aise que sur du béton », ajoute l’agriculteur, dont les bêtes sont exclusivement élevées sous le grand hangar.

Aujourd’hui commercialisé à grande échelle, le premier système « Magellan » a été installé chez David. 

Depuis 1 an et demi, c’est un nouveau système, baptisé « Delta X », un racleur à lisier dont la fonction est de séparer les déjections liquides et solides.

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« L’urine tombe dans la rainure grâce au sol qui est en pente, et le liquide descend la courroie », explique l’exploitant en montrant le dispositif, qui débouche à l’extérieur du bâtiment, où sont stockées plusieurs cuves.

En plus de la diminution des émanations d’ammoniaque (que l’entreprise estime à 70%), l’installation est couplée au système « Ferti Soluce », encore en phase de développement, mais qui devrait permettre de concentrer les urines et la transformer la bouse pour en faire de l’engrais.

« Le projet a évolué », détaille David Forget, « au début ils comptaient juste récupérer « le jus », puis ils se sont dit autant s’en servir pour nourrir les plantes ». 

Au plafond, d’imposants ventilateurs sont en en activité. Ils permettent de renouveler l’air et d’apporter de la fraicheur aux animaux, qui, comme l’explique l’agriculteur, « ont horreur de la chaleur ».

Il faut rafraîchir les vaches, car elles ne transpirent quasiment pas.

David Forget
Ferme Delta X Ferti soluce Bioret Agri
Le système Delta X est installé depuis un an et demi sur l’exploitation.  ©L’Eclaireur de Châteaubriant

L’exploitant a notamment remarqué un impact de la chaleur sur la reproduction de ses animaux. D’ailleurs, là aussi la technologie a son importance. « On utilise une application lorsqu’une vache est en chaleur, et l’inséminateur se déplace directement ». 

D’autres innovations sont à venir, notamment « Aqua clim », un matelas climatisé pour rafraichir les vaches, « fonctionnant avec un circuit d’eau en circuit fermé ». 

Quand bien-être rime avec productivité 

La traite est automatisée et en fonctionnement 24h/24.
La traite est automatisée et en fonctionnement 24h/24. ©L’Eclaireur de Châteaubriant

La traite aussi est automatisée, avec un robot permettant une traite 24 h/24, à laquelle les animaux se présentent de façon autonome, incités par la nourriture placée à l’extrémité de la machine. « Ça nous libère du temps, c’est beaucoup plus souple dans le travail », commente l’agriculteur.

David Forget l’assure, toutes ces innovations contribuent à une « réelle augmentation du bien-être et du confort des vaches, mais aussi moins de pénibilité dans le travail. » 

Les normes de bien-être animal vont se durcir de plus en plus. On préfère avoir des vaches en forme et heureuses.

La quantité de lait attendue est bien sûr aussi importante dans l’équation, pour que l’investissement soit rentable. Il faut que « toutes les conditions soient réunies », pour que ses animaux produisent de la façon la plus optimale, « comme des sportifs de haut niveau », compare l’éleveur.

Il le faut bien pour que ses animaux puissent produire chacun 11 000 litres de lait par an. 

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