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Nouvelle illustration de la situation volatile dans la région du Sud-Ouest du Cameroun : dans le département de Manyu, 33 séminaristes ont été kidnappés jeudi, puis relâchés vendredi, moins de 24h après leur enlèvement.
Le père Humphrey Tatah Mbuy, responsable de la communication de la Conférence nationale des évêques du Cameroun rappelle que ces étudiants du Grand séminaire de Bachuo Ntai qui se destinent à la prêtrise, viennent de tout le Cameroun et n’ont rien à voir avec la crise sécuritaire en cours. Une crise, dit-il, où les motivations des groupes armés sont de plus en plus incertaines.
« Ces 33 étudiants étaient en train de quitter le bâtiment principal en véhicule pour rejoindre leurs dortoirs. Sur leur route, ils ont été interceptés par des hommes armés qui les ont emmenés en brousse. Ils ont d’abord dit qu’ils voulaient 25 millions. Personne n’a rien dit. Ils sont descendus à 6 millions. Personne n’a rien dit. Alors, ils ont décidé de tous les relâcher. »
Le prêtre rappelle que cette affaire intervient à peu près un mois après que des hommes armés ont brûlé l’école de filles d’Okoyong à Mamfé, à seulement 8 kilomètres. « Nous ne savons pas exactement ce qu’il se passe. Il est impossible d’affirmer si ces kidnappings sont ciblés politiquement ou si ce sont juste des gens qui ont faim, des gens qui veulent de l’argent. La situation générale est devenue si complexe qu’il faudrait une étude très prudente avant que quiconque puisse affirmer qu’il sait réellement ce qui est en train de se passer. »
Et le père Tatah Mbuy de souligner que, selon lui, chaque Camerounais aujourd’hui aspire à la paix, à un cessez-le-feu et à un dialogue constructif entre les différents acteurs.
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