Les actes d’individualité des anciens esclavagisés inscrits au registre de la mémoire du monde à l’Unesco
La candidature présentée par la France de faire inscrire au Registre de la Mémoire du monde de l’Unesco, les actes constatant l’individualité des anciens esclavagisés après l’abolition de 1848 en Martinique, a été validé dernièrement. Ces actes qui ont donné lieu à un processus long sont promus au titre de patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
Une satisfaction pour la direction et le personnel des archives territoriales.
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Une bonne nouvelle pour la Martinique, les registres constatant l’individualité des anciens esclavagisés après l’abolition de l’esclavage de 1848 sont désormais promus au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
Si les îles anglophones ont déjà obtenu ce label, il n’y avait pas d’action française. L’initiative vient de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, institution présidée par Jean Marc Ayrault et dirigée par Dominique Taffin, ancienne directrice des archives territoriales de Martinique.
La délégation française d’une voix collective a porté la demande pour la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, la Réunion, ainsi que les anciennes colonies (Haîti, Sénégal) pour l’inscription au Registre « Mémoire du monde de l’Unesco », d’un corpus documentaire relatif aux registres d’individualités nominatives des esclavagisés. Le 18 mai 2023, la candidature de la France a été acceptée et validée.
Une reconnaissance indéniable et une satisfaction collective
Chaque territoire dont la Martinique a réalisé un travail colossal. Figurer dans le Registre de la Mémoire du monde de l’Unesco consiste à sauvegarder le patrimoine historique de l’humanité et à faciliter les accès aux citoyens.
Ces actes identifiant nominativement des esclavagisés dans les anciennes colonies a nécessité un travail méticuleux sur plusieurs registres. La candidature française acceptée contribue à une reconnaissance indéniable internationale de la valeur intrinsèque de ces actes et a celle du travail de fourmi par les personnels des Archives territoriales, en matière de classement, de regroupement d’informations, de restauration, de numérisation et de conservation.
Une satisfaction pour la Directrice Karole Fontaine qui met en avant les « 4 C » de son cœur de métier « Collecter, Classer, Conserver et Communiquer. »
Le numérique trait d’union avec le public
Ces informations intéressent de plus en plus de personnes et donnent lieu à des recherches et une réappropriation. La direction a prévu pour tous ceux qui cherchent leurs racines et leur histoire, et plus largement tous les chercheurs, l’accessibilité grâce à la technologie.
La procédure est simple, il suffit de se rendre sur le site « patrimoines-martinique.org », d’entrer le nom et prénom de vos ancêtres et vous aurez des renseignements.
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