Les sourires étaient nombreux aujourd’hui à l’usine de Rio Tinto, dans le secteur de Jonquière, à Saguenay, alors que la multinationale a fait l’annonce d’un investissement majeur de 1,4 milliard $ pour l’implantation de 96 nouvelles cuves de la technologie d’électrolyse à faible empreinte carbone AP60.
Cet investissement de Rio Tinto était attendu depuis des années dans la région. Il s’agit d’années de travail, de discussions et d’efforts qui ont finalement porté fruit.
«Il y a du monde qui me disait: “Yannick, est-ce qu’il va y en avoir un investissement chez Rio Tinto? Aujourd’hui je peux dire oui», a fièrement affirmé le député caquiste de Jonquière, Yannick Gagnon.
«C’est un coup de circuit pour le Québec, c’est un coup de circuit retentissant!», s’est exclamé François-Philippe Champagne, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada.
«Ça faisait 15 ans qu’on attendait une grande annonce comme ça. Aujourd’hui, je suis vraiment heureuse. Et en plus, on donne le signal pour Elysis que ça va se passer au Saguenay-Lac-Saint-Jean!», a renchéri la ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest.
Cette implantation permettra à la multinationale de réduire de moitié ses émissions de GES.
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«C’est une belle journée pour l’environnement. On va améliorer tous nos systèmes de collecte des gaz. Les émissions acheminées vont être grandement améliorées et on en est fiers», a ajouté Patrice Brassard, conseiller d’épuration des gaz chez Rio Tinto.
«À force de travailler, d’inciter l’employeur à investir et de croire en l’aluminium, on est rendus là. Je suis très heureux», a ajouté le président du Syndicat des employés de l’Aluminium d’Arvida, Donat Pearson.
«”Timing is everything” et le “timing” est bon pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean aujourd’hui», a ajouté l’ancien chef des opérations Métal primaire pour l’Amérique du Nord, Étienne Jacques.
Pour Sandra Rossignol, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, «ça vient officialiser le rôle de Rio Tinto dans l’avenir du Saguenay-Lac-Saint-Jean en termes de filière de l’industrie de l’aluminium.»
Et selon la mairesse de Saguenay, Julie Dufour, les changements seront majeurs pour la région : «Le maintien des infrastructures, le maintien des emplois, le développement. La reconnaissance aussi de ce qu’on fait bien en termes d’aluminium, la décarbonation. Je pense que tout le monde est gagnant», a-t-elle déclaré.
D’autres restent tout de même prudents et espèrent davantage.
«On a de la place pour faire une usine de plus de 600 000 tonnes ici. Là, ce qu’on nous annonce, c’est une usine de 210 000 tonnes. On est capables d’avoir beaucoup plus gros avec la technologie qu’on a présentement», pense Jean-Marc Crevier, conseiller municipal de Jonquière.
Propos que soutient le président de l’arrondissement de Jonquière, Carl Dufour. «C’est déjà un bon début, mais il faut en avoir d’autres. On s’attend à autre chose un peu plus tard dans le futur.»
Et le député fédéral, Richard Martel, se veut optimiste : «Je pense que c’est un pas vers l’avant et ce n’est pas terminé à mon avis», a-t-il confirmé.
Ceux qui craignaient de perdre leur emploi avec la fermeture des vieilles salles de cuves poussent un soupir de soulagement.
«L’annonce aujourd’hui vient sécuriser des postes qu’on aurait perdus avec la fermeture des vieilles salles de cuves. C’est une belle annonce pour ça. Il faut commencer avec un projet et ensuite il y en aura d’autres pour remplacer des emplois», a expliqué Maxime Brisson, formateur dans les vieilles salles de cuves.
Et le député Yannick Gagnon a terminé son discours en mentionnant que : «L’aluminium le plus vert, c’est au Québec, c’est au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est à Jonquière, c’est à Arvida. AP60, bienvenue chez nous!»
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