projet pour que les femmes abénaquises «retrouvent leur voix»

La programmation inaugurale 2023 du projet Femmes puissantes abénaquises a été lancée mardi au parc Pascal-Poirier à Shediac.

«Ce projet pilote fait partie d’une initiative plus vaste qui vise à rassembler les femmes autochtones de différentes parties du monde afin qu’elles puissent discuter, créer et partager leurs aspirations pour un avenir meilleur», explique la présidente des Productions et services de consultants de la Vieille rivière, Paryse Suddith.

«Les fondements du projet, c’est que les femmes puissantes abénaquises offriront une plateforme pour qu’elles puissent retrouver leur voix, ajoute Paryse Suddith. Ici, sur le territoire non cédé des peuples abénaquis, on est sur une structure matriarcale.»

Selon elle, avant la colonisation, les femmes étaient les structures de gouvernance.

Elle mentionne que le projet est dirigé par les femmes autochtones elles-mêmes.

«Nous, les Productions et services de consultants de la Vieille rivière, on travaille en étroite collaboration avec les femmes micmacs et wolastoqey. On est simplement en charge de la production et de la coordination.»

Le projet annoncé mardi comporte quelques volets. D’abord un rassemblement des femmes mi’kmaq et wolastoqey pour le solstice d’été au Mont Sagamook, situé au parc provincial du Mont Carleton dans le Restigouche. Ce rendez-vous aura lieu le 20 juin à 14h.

Le lendemain, à 11h57, Lorraine Clair, femme abénaquise également présente à l’annonce de mardi, organisera une cérémonie pour souligner l’arrivée du solstice d’été.

Ensuite, le 25 juin, il y aura production et visionnement d’un documentaire.

«On va filmer les événements du solstice d’été au Mont Sagamook. On va le convertir en un court documentaire qui va être présenté ici à Shediac, au parc Pascal-Poirier, le 25 juin», déclare Paryse Suddith.

Elle rappelle que le 25 juin 1761, à Shediac, c’est la date à laquelle le chef autochtone de Shediac a signé un traité de paix et d’amitié.

«Ils ont marché de Shediac jusqu’à Halifax pour signer le traité.»

Le tout va culminer avec la participation et des échanges avec des femmes autochtones de la Guyane française au festival international Présence autochtone à Montréal en août. Lorraine Clair d’Elsipogtog et Shayna Bélanger de la Première nation de Madawaska seront à Montréal pour rencontrer ces femmes.

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