Le Canada a annoncé ce jeudi qu’il allait coordonner l’aide internationale sécuritaire en Haïti : « Pour ce faire, le gouvernement du Canada a décidé d’ouvrir un bureau en République Dominicaine, dans l’objectif de répondre aux besoins de la Police nationale d’Haïti pour rétablir la paix sur le territoire national », précise AlterPresse. Doté de 20 millions de dollars canadiens, le futur bureau est appelé à « coordonner les efforts pour fournir l’équipement, l’argent et la formation dont Haïti a tant besoin », écrit Radio Canada sur son site.
Radio Canada pour qui « le Canada prend finalement la tête d’une opération de coordination de l’aide internationale en Haïti, sans pour autant y mettre les pieds », même si « dans une plus petite mesure, le gouvernement maintiendra une équipe à Port-au-Prince pour travailler avec les autorités haïtiennes ». Le Canada, malgré la pression des États-Unis, s’est toujours refusé à prendre la tête d’une force multinationale pour aider Haïti face aux gangs armés. En tout cas, l’objectif, c’est que la cellule de coordination soit disponible dès cet été, rapporte Juno 7.
Dans le Nouvelliste, Frantz Duval critique l’aide canadienne : « Chaque initiative canadienne fond comme neige au soleil sans laisser de bons résultats », écrit l’éditorialiste. « Les avions qui ont survolé la capitale, les bateaux dans la rade, les transporteurs de troupes payés par Haïti qui tardent à être livrés, les 100 millions annoncés pas encore dépensés et ce bureau d’aide à la République Dominicaine monté au nom d’Haïti… L’aide canadienne à la PNH a un problème de consistance, de philosophie ou de réalité ». Selon Frantz Duval, « les observateurs n’ont pas manqué de souligner la prise de distance des Canadiens pour se mettre à l’abri et l’engagement des Français sur le terrain ». La France qui a annoncé l’arrivée mardi en Haïti d’une équipe du Raid, une unité tactique de la police française, dont l’objectif sera de former pendant un mois des policiers du Swat, le Groupe d’intervention nationale de la police d’Haïti.
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Au Pérou, pas de présidentielle avant 2026
La présidente du Pérou Dina Boluarte n’avancera pas la présidentielle de 2026 : « Ce thème de l’avancement des élections n’est plus d’actualité, nous continuerons de travailler de manière responsable et, conformément à la démocratie, nous continuerons jusqu’en juillet 2026 », a affirmé jeudi Dina Boluarte, reprise entre autres par El Comercio. Soit jusqu’à la fin du mandat de Pedro Castillo, dont elle était la vice-présidente et qu’elle a remplacé l’an dernier – Pedro Castillo, accusé d’une tentative de coup d’État, est actuellement en prison. « La cheffe de l’État », remarque Expreso, « tenait un discours différent il y a quelques mois, lorsqu’elle affirmait que son gouvernement était un gouvernement de transition et qu’elle lançait un projet de loi pour avancer les élections », alors que les manifestants demandaient dans les rues du Pérou le retour de Pedro Castillo – des manifestations violemment réprimées par la police, faisant des dizaines de morts.
Mais la presse péruvienne est plus intéressée par les ministres de Dian Boluarte, comme l’interpellation hier du ministre de la Justice et des droits humains, Daniel Maurate, pour ses liens présumés avec une organisation criminelle – à lire dans Diario Correo. Et surtout par la démission de la ministre de la Santé, Rosa Gutiérrez, qui la semaine prochaine, explique Peru 21, devait répondre de « sa mauvaise gestion face à l’épidémie de dengue » : « La ministre démissionne mais nous laisse avec 250 morts », titre en Une Expreso. Dans un éditorial, le journal dresse un tableau apocalyptique de la situation du pays, et cingle : « l’exécutif et le législatif se trompent du tout au tout s’ils croient que la population leur concédera un vote de tolérance indéfini ».
Changement de Conseil électoral au Venezuela
La présidentielle au Venezuela aura lieu dans un an. Et le Conseil électoral, qui sera chargé de l’organiser, va changer de personnel : huit membres sur dix ont annoncé leur démission, les huit proches du gouvernement – les deux autres, de l’opposition, n’ont pas démissionné. Pourtant, l’Assemblée nationale a décidé de renouveler l’ensemble du Conseil. Ce qui est, selon les experts interrogés par Efecto Cocuyo, « inconstitutionnel et arbitraire ». La Patilla note de son côté que parmi ceux qui vont participer au processus de sélection pour choisir les cinq premiers membres du CNE et leurs suppléants, figure Cilia Flores, la propre femme du président Nicolas Maduro.
Alors pourquoi cette décision ? Pour Juan Guaido, une des figures de l’opposition, l’objectif est de « saboter les primaires » de l’opposition (qui a besoin du CNE pour les organiser), et donc aussi saboter la présidentielle. Il a appelé à une plus grande unité de l’opposition, et à organiser les primaires « en autogestion », c’est à lire dans Tal Cual.
Pour El Universal, la raison de ce changement de CNE, c’est surtout que le gouvernement « connaît l’énorme rejet dont il fait l’objet de la part des électeurs ». Il vaut donc « détériorer les conditions électorales, créer des doutes sur le processus électoral, dévaloriser le vote, diviser ses adversaires et promouvoir l’abstention qui transformera sa richesse électorale décadente en une majorité ».
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Aux États-Unis, des voleurs de musées inculpés
Neuf malfaiteurs présumés inculpés à New York ce jeudi. Ils sont accusés d’avoir, depuis vingt ans, écumé les musées, selon le New York Times. De 1999 à 2019, les neuf voleurs, des habitants de l’État de Pennsylvanie, ont échappé à la police – un dixième suspect est toujours en fuite. Pendant vingt ans, ils auraient volé des œuvres d’art, des bijoux, des trophées sportifs… Cela va d’une œuvre d’Andy Warhol à un Jackson Pollock, en passant par des bagues des World Series de baseball, volés en grande partie dans des petits musées. Mais comme l’a remarqué une des victimes, un directeur de musées, les voleurs n’avaient que faire de la valeur culturelle de ces objets : les bagues, les plaques, les ceintures étaient fondues pour en faire des barres ou des disques de métal, qui étaient ensuite vendues. Moins cher, mais moins risqué. Enfin pour un temps.
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