Seine-Saint-Denis : construite grâce aux JO, la piscine de Marville espère séduire 300 000 visiteurs par an
Avec la chaleur presque étouffante de ce mois de juin, bien des habitants du secteur auraient déjà envie de s’y jeter à l’eau. Mais il faudra encore attendre : ce vendredi 16 juin, une visite de l’avancée du chantier du centre aquatique de Marville, qui servira de site d’entraînement pour le water-polo lors des Jeux de Paris 2024 — avant de bénéficier aux clubs, scolaires et habitants — était organisée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Si le gros œuvre est terminé, l’aménagement définitif s’achèvera durant l’automne, avec notamment la mise en eau des bassins. Les clés de cet équipement, limitrophe de Saint-Denis, devront être remises en décembre au comité d’organisation des Jeux. Sa construction, d’un coût de 40,15 millions d’euros, a été financée en grande partie par la Ville de Paris et le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis (15 millions d’euros chacun).
Une capacité de 1 900 personnes en permanence
Les JO auront donc permis « un grand coup d’accélérateur » pour construire cette piscine, explique le président (PS) du conseil départemental, Stéphane Troussel. L’actuel équipement, très vieillissant, était cogéré historiquement par Paris et le département de la Seine-Saint-Denis. Et ce dernier « n’a pas toujours eu les moyens d’y investir suffisamment », reconnaît celui qui est à la tête de la collectivité depuis 2012.
Aujourd’hui, elle ne dispose que d’un seul bassin intérieur et d’un autre bassin l’été. Demain, ce centre aquatique bénéficiera, en intérieur, d’un bassin sportif de 33 m sur 21 et de huit lignes d’eau, un « bassin ludique » de 156 m2, un « bassin d’éveil » pour les plus jeunes ou une « lagune de jeux » avec geyser et fontaines. Elle sera aussi équipée d’un « espace bien-être » et de balnéothérapie avec un hammam, deux saunas, une salle de musculation…
En extérieur, le centre aquatique aura également un bassin nordique de 25×15 m avec six lignes d’eau, un « bassin estival » avec canons à eau et jacuzzi, une « plage aqualudique » (avec fontaines et geyser) et deux espaces solarium pour faire bronzette. « Cela va augmenter considérablement la capacité de l’équipement, qui pourra accueillir 1 900 personnes en permanence », poursuit Stéphane Troussel.
Le futur prix d’entrée ne pourra pas dépasser 4,80 euros
Le département, qui espère attirer 300 000 visiteurs par an, vient de lancer son appel pour choisir le futur gestionnaire de l’équipement, dans le cadre d’une DSP (délégation de service public). Si le choix du délégataire sera officialisé cet automne, on sait qu’il ne pourra pas proposer un prix d’entrée excédant les 4,80 euros (hors tarifs réduits), un prix considéré « dans la moyenne » par le département.
Actuellement, la piscine de Marville était « très peu utilisée » par les habitants de La Courneuve, reconnaît le maire (PCF) de la ville, Gilles Poux. « On avait quelques lignes d’eau pour le club de natation, mais ce n’était pas très satisfaisant. Là, on va avoir un équipement qui va totalement rayonner. Et les habitants vont se l’approprier. En tout cas, on va tout faire pour qu’il fasse partie de leur réalité, comme c’est le cas pour le parc (NDLR : Georges-Valbon). »
Le parc des sports bientôt desservi par le Grand Paris Express
L’élu espère également que le réaménagement actuel de l’avenue Salengro, et qui va devenir « un vrai boulevard urbain », renforcera la sensation de proximité du parc des sports de Marville avec la ville. « Aujourd’hui, avec cette configuration urbaine, on a le sentiment d’en être encore un peu loin, car l’avenue était très routière, très inconfortable pour les circulations douces », poursuit Gilles Poux.
La construction de cette piscine n’est pas la seule nouveauté au parc, qui a déjà accueilli un « Five », en 2020, puis bénéficié des investissements du Red Star, le club de football de Saint-Ouen qui y a installé son centre de formation et ses terrains d’entraînement pour l’équipe première. La visite de vendredi a également permis d’annoncer l’aménagement de quatre nouveaux terrains de football et de rugby, qui serviront eux aussi de site d’entraînement lors des JO, pour le rugby à VII. D’une durée assez courte, ce chantier devrait s’achever en octobre.
Autre atout majeur pour la fréquentation à venir dans le parc des sports : il sera desservi à partir de 2026 par une gare de la future ligne 16 du Grand Paris Express, au carrefour des Six-Routes.
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