Elle a beau peser plus de 1 000 emplois directs dans le Trégor, être une place forte reconnue avec Bordeaux à l’échelle nationale, la photonique lannionnaise veut encore croître. Elle veut pour cela offrir à ses doctorants un débouché industriel à leurs recherches. C’est ainsi qu’est née la start-up POP, au printemps 2023. L’entreprise a été présentée vendredi 16 juin, à Pleumeur-Bodou, lors de l’assemblée générale de Photonics Bretagne qui fêtait 20 vingt ans d’existence. Depuis Lannion, l’association accompagne le développement de la technologie de la lumière (laser, fibre optique).
POP, comme Photonics open project, est née d’une collaboration dite agrophotonique entamée en 2019 entre Photonics Bretagne et Arvalis – Institut du végétal, un organisme de recherche en agriculture. Objectif : « développer des capteurs plus performants et plus économiques pour l’agriculture, l’agronomie et l’environnement », précise Antoine Fournier, l’un des quatre associés de la nouvelle entité. L’imagerie, dite spectrale, « analyse la manière dont tel ou tel végétal (blé, maïs, lin…) réfléchit la lumière », complète son collègue Mathieu Ribes. Les données ainsi obtenues permettent par exemple de repérer un stress hydrique ou un déficit en azote.
Sobriété énergétique
POP, qui fonctionne avec un statut coopératif, propose deux capteurs. Les plans pour fabriquer le premier, « one pix », sont accessibles gratuitement en ligne. Le second, plus performant, « propix », est destiné aux industriels. En réduisant le volume des données collectées, la technologie POP est aussi plus sobre d’un point de vue énergétique, expliquent ses concepteurs. Elle pourrait gagner d’autres domaines d’activité : santé, agroalimentaire, géologie…
Pratique
Sont aussi associés à POP Gaspard Russias et Denis Trégoat. Plus d’informations : photonics-open-projects.com
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