Pour les plus assidus de ces pages mobilité douce, le voyage de Giorgio Fouarge n’est pas inconnu. Celui qui est parti en août dernier à l’assaut d’un tour du monde à vélo en bois est toujours sur la route. Si l’on peut dire que son aventure est encore loin d’être finie, on peut en tout cas dire que, notre petit belge est sur le chemin du retour. La dernière fois que nous vous parlions de lui, il venait de passer de l’Asie à l’Australie, puis en Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, et comme Giorgio l’écrit dans ses notes de voyage, le passage de la rigueur néo-zélandaise à la souplesse chilienne lui a redonné un “boost” pour entamer une traversée sud-américaine aux mille contrastes. Chili, Santiago et surtout une première journée qui annonce la couleur. Beaucoup de dénivelés positifs et surtout le ton est donné. L’Amérique du Sud va être un moment de vagabondage. Giorgio parcourt les Andes chiliennes avec une incroyable motivation.
Cela fait longtemps qu’il attend ce moment où il flirte avec les plateaux et les 4 000 mètres d’altitude. Dans ces conditions rien n’est facile et la fatigue s’accumule tout en restant maîtrisée par la beauté des paysages qui s’offrent à notre Belge itinérant. Le Zafi (son vélo en bois belge) et son propriétaire passent par le haut plateau de L’Atacama et rencontre Augustin qui devient pour un moment son compagnon de voyage. Ensemble, explique Giorgio, “Nous sommes montés jusqu’à 4 854 mètres, une montée de 34 kilomètres à 6,4 % de moyenne. À un rythme différent, nous nous sommes surpassés pour arriver en haut d’un col plus haut que la plus haute montagne européenne. Nos corps, loin d’être préparés à cela ont souffert, moi du froid particulièrement, Augustin du mal de l’altitude. Étant arrivé une heure avant lui au sommet, je l’ai attendu à la frontière chilo bolivienne en jouant au ping-pong avec les douaniers.” L’aventurier belge continue la remontée du continent américain. Au 26e jour du périple sud-américain, l’entrée au Pérou n’est pas aussi facile qu’imaginée. Après des milliers de kilomètres et des expériences similaires sur tous les continents, notre cycliste doit faire un détour de 150 km pour trouver la solution pour entrer au Pérou. Après avoir passé plus de trois semaines sur des plateaux à plus de 4000 mètres, l’arrivée à Cusco annonce la fin des plateaux andins mais pas la fin des montagnes russes. Les journées sont épuisantes et encore plus quand les problèmes intestinaux viennent se mêler aux efforts physiques. Les aventures continuent comme le raconte Giorgio dans ce passage de son carnet de bord “Jour 37 en Amérique du Sud, tout s’est corsé à mon arrivée à 4920 mètres, à cette altitude tout peut arriver. Les climats peuvent varier d’une minute à l’autre et c’est exactement ce qu’il se passa. D’un soleil tapant à vingt degrés, la température baissa subitement et une brume dense arriva derrière moi. Quelques instants plus tard, la neige commença à tomber fort, très fort. J’ai eu le temps d’enfiler une veste mais le vent et le froid m’empêchèrent d’enfiler une couche chaude. Il devait y avoir 80 kilomètres par heure de vent qui transforma la neige en arme de torture. Je n’avais pas le choix d’avancer vers le prochain village qui se trouvait à une vingtaine de kilomètres.” Après le Pérou, notre cycliste est allé en Équateur, avec le fameux passage dans l’hémisphère nord, au 53e jour de son périple sud-américain. De la direction, la Colombie “J’ai rejoint la Pan-American Highway et la journée a pu vraiment commencer. De 3000 je suis descendu à 600 à travers des routes sinueuses traversant des forêts tropicales et des plantations de canne à sucre.” La route continue, Cali, Medellin puis Cartagène et enfin les bords de l’océan Atlantique. Le périple américain arrive à sa fin, et avec lui le début d’une nouvelle aventure, celle de la traversée en bateau en passant par les Antilles. Le Zafi et son patron montent à bord d’un bateau pour une traversée qui nous apportera dans la dernière ligne de ce voyage autour du monde à vélo. Retrouvez le woodworldtour sur Facebook et Instagram.
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