Toulouse. Le saviez-vous ? Ce stade aujourd’hui oublié a accueilli des matchs de Coupe du monde

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Le stade Chapou n’existe plus aujourd’hui.  ©DR

Au début du XXe siècle, le rugby bouillonne un peu partout dans la Ville rose. Une nuée de petits clubs universitaires se créent ici et là (Standard Club, Olympique Club, Club Athlétique, Vélo Sport…)

Naissance du Stade Toulousain

Si les premières rencontres se déroulent, dans une joyeuse pagaille, sur la Prairie des Filtres, certains d’entre eux tentent de se structurer à l’instar du Stade Olympien des Etudiants Toulousains (SOET) ou du Véto-Sport à Bourrasol et aux Récollets. Après bien des compromis, ces deux entités fusionnent pour donner naissance au Stade Olympien Véto Sport Toulousain, qui devient par raccourci Stade Toulousain.

L’émergence du TOEC

Ernest Wallon, doyen de la Faculté de droit, et d’autres notables toulousains, achètent un terrain dans le quartier des Ponts-Jumeaux pour ériger leur stade. Le Sporting Club Toulousain, qui devient le Toulouse Olympique en 1910, avant de s’associer avec le Toulouse Employés Club pour former le Toulouse Olympique Employés Club (TOEC), ambitionne, lui aussi, de devenir l’équipe phare de la capitale languedocienne. Le nouveau club omnisports, comme il est alors de coutume (avec la section natation qui donnera naissance aux célèbres Dauphins du TOEC), joue son premier match, à quelque encablures, allée de Brienne, le 21 septembre 1912, contre une sélection de la Côte Basque.

Après la Grande Guerre, le TOEC, par l’entremise de la société immobilière « Les Amis des Sports Toulousains », fait l’acquisition du Parc des Sports, au niveau de l’actuelle rue des Amidonniers (avec l’installation d’un fronton de pelote basque, des courts de tennis et y fait même disputer des concours hippiques).

De la Coupe du Monde 1938 à la Cité universitaire

Le stade, l’un des plus fonctionnels de la région dans les années 1930, est utilisé pour de nombreux événements. L’équipe de France B de rugby y dispute une rencontre de prestige contre le Cardiff RFC. En attendant l’achèvement du futur Stadium municipal, le Toulouse Football Club (fondé en 1937) sous-loue jusqu’en 1949 au TOEC. En juin 1938, l’enceinte dont la capacité atteint les 20 000 spectateurs, accueille le match de Coupe du Monde Roumanie-Cuba. Après un premier nul spectaculaire 3-3 (le 5 juin) les Cubains l’emportent lors d’un second match 2-1 (le 9 juin).

Un stade rebaptisé à la Libération 

L’année d’après, le 21 mai 1939, le stade des Amidonniers vibre à nouveau pour une autre rencontre d’envergure : la finale de la Coupe de France Rugby à XIII, avec le succès du XIII Catalan sur le Toulouse Olympique (7-3). Durant l’Occupation, l’enceinte prend le nom du ministre vichyste le Général Huntziger, avant d’être rebaptisée à la Libération Jacques Chapou, héros lotois de la Résistance. Bien que dans l’ombre du Stade Toulousain, le TOEC joue durablement dans les années 1950 et 1960 dans l’élite. Jugé obsolète, son stade est réquisitionné en 1964 par l’Education Nationale qui souhaite y construire une Cité universitaire. Le club, qui doit déménager aux Minimes, décline progressivement avant de descendre en deuxième division en 1971.

Mathieu Arnal 

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