« La Bretagne est déjà formidablement engagée derrière les JO »

Pourquoi avoir choisi la Bretagne comme premier déplacement autour du parcours de la flamme, dévoilé vendredi ?

Amélie Oudéa-Castéra : Parce que la Bretagne est une région déjà formidablement engagée derrière les Jeux. Et parce qu’en embarquant à bord du maxi Banque Populaire XI, mais aussi en visitant l’école de voile de Quiberon (56), nous allons pouvoir montrer la jonction entre élite mondiale et sport amateur.

Dominique Faure : La Bretagne fait clairement partie des régions les plus sportives de France. Et cela va au-delà de la voile, où les Bretons excellent. Le Conseil régional, les quatre départements, 325 communes labellisées « Terre de jeux » (*), c’est exceptionnel. On sent que le sport est un marqueur de ce territoire.

Qu’avez-vous à répondre aux critiques sur le fait que les retombées économiques des Jeux bénéficieront essentiellement à la région parisienne ?

A.O-C. : Que ces jeux vont être les plus décentralisés de l’histoire, avec des épreuves dans 13 départements. Et que le parcours de la flamme dévoilé vendredi dernier va permettre d’ancrer encore davantage cette fête populaire dans tout le pays.

D.F. : Ce lundi, nous participerons d’ailleurs, dans le Finistère, au premier comité territorial de l’engagement, qui permettra, maintenant que le parcours est stabilisé, de mobiliser tous les acteurs autour de l’esprit olympique.

Quel va être votre principal défi d’ici les Jeux ?

A.O-C. : Associer tous les Français à cette fête. La rentrée scolaire prochaine sera placée sous le signe de l’olympisme et du paralympisme. L’activité sportive sera la grande cause nationale en 2024. Le label « Terre de jeux » va monter en puissance, ce qui permettra une mobilisation autour de l’activité physique et sportive. Avec un bénéfice allant bien au-delà des Jeux, notamment sur la lutte contre la sédentarité dans un contexte où l’addiction aux écrans est forte chez nos jeunes.

D.F. : Sachant que la dynamique est déjà là. Le label « Terre de jeux » a déjà permis la mobilisation de plus de 4 000 territoires, que ce soit des communes, des intercommunalités, des départements, des régions ou autre. J’invite d’ailleurs les élus qui ne l’ont pas déjà fait à rejoindre cette communauté. Tous les élus de France peuvent s’approprier les Jeux pour faire passer des messages autour des valeurs de l’olympisme – respect, amitié et excellence – qui sont plus que jamais d’actualité.

Les locaux du Comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojo) ont été perquisitionnés la semaine dernière, les tensions semblent vives au sein du CNOSF. À un an des Jeux, ces turbulences vous inquiètent-elles ?

A.O-C. : J’ai appris à traverser ces moments de difficulté, en constatant qu’on arrive toujours à des solutions. La situation dans le football et le rugby a montré la résilience de nos instances sportives, leur vitalité démocratique, avec un retour rapide à un leadership solide. Concernant Paris 2024, je n’ai évidemment aucun commentaire à faire sur la procédure judiciaire en cours. Ce que je tiens à souligner, c’est que le Cojo comme la Solideo (l’établissement public chargé des infrastructures olympiques, NDLR) font l’objet de contrôles réguliers et approfondis, notamment de la Cour des comptes. Et que, bien entendu, les équipes coopèrent, de manière pleine et entière, avec les services d’enquête de la police judiciaire.

Après la démission de Brigitte Henriques, le CNOSF se cherche un nouveau président. Le Breton David Lappartient, qui fait figure de favori, est-il, selon vous, l’homme de la situation ?

A.O-C. : David Lappartient a d’évidentes qualités. Mais je ne vais pas m’immiscer dans cette élection. Je suis toujours très attentive à préserver l’autonomie du mouvement sportif et de n’intervenir que lorsque c’est à l’État de le faire.

* Terre de Jeux 2024 est un label destiné à tous les niveaux de collectivités territoriales qui souhaitent s’engager dans l’aventure des JO. Pour s’inscrire : terredejeux2024.org

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