les deux influenceurs du climat mondial

Deux phénomènes dans le Pacifique qu’on observe depuis l’espace et qui influencent le climat mondial

El Niño et La Niña sont des courants marins : chaud pour le premier, froid pour le second.

Les pêcheurs péruviens sont les premiers à avoir observé ce phénomène qui nait dans le Golfe du Mexique et qui longe les côtes pour arriver jusque dans le Pacifique, au large du Pérou et de l’Équateur ruant la période de Noël (d’où son nom espagnol, El Niño qui désigne l’enfant Jésus)

Les mots de la météo – El nino : Les pêcheurs péruviens sont les premiers à avoir observé ce phénomène


Antoine Biot

Depuis, on observe qu’El Niño revient cycliquement, et alterne avec son pendant La Niña, et affecte les vents, les précipitations sur une grande partie des tropiques et a une action importante sur la température de surface pour toute la planète.

Le phénomène El Niño est particulièrement destructeur puisque les modifications thermiques qu’il induit entraînent des sécheresses, qui ont un impact direct sur les rendements agricoles en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Il peut participer (à tour de rôle avec La Niña) aux déclenchements d’épisodes ravageurs d’inondation, d’ouragan, puis de chaleur extrême.

Des recherches récentes menées par l’Université de Columbia aux Etats-Unis ont mis en évidence qu’il existe également une relation entre les pandémies grippales et ces 2 phénomènes : car les oiseaux échangent et propagent des virus en empruntant des courants d’air provoqués aussi bien par El Nino que par La Nina.

Il est donc capital d’observer de près l’évolution de ce phénomène pour aider les pays à se préparer à ses conséquences.

Depuis quelques années, les pays du continent sud-américain subissent des effets beaucoup plus puissants de l’activité d’El Niño.

Avec des précipitations plus fréquentes et un taux d’humidité plus élevé, des maladies fongiques se sont progressivement développées sur les fruits et légumes, et notamment sur la pomme de terre.

Or ce tubercule est pressenti depuis de nombreuses années comme LA solution dans la lutte MONDIALE contre la faim et la pauvreté.

En Amérique latine, la pomme de terre est une institution. Cultivée depuis les temps anciens, on estime qu’on trouve là-bas autant de variété de pomme de terre que de jours dans l’année.

Les pays sud-américains se sont donc lancés dans de vastes programmes de développement de nouvelles variétés capables de s’adapter aux nouvelles conditions climatiques extrêmes et au développement des maladies corolaires.

Le Costa Rica, par exemple, travaille à l’hybridation d’espèces de pommes de terre sauvages jamais exploitées mais très résistantes et capables de s’adapter aux mauvaises conditions climatiques, comme le froid, la chaleur et la sécheresse.

Le Pérou, lui, en lien avec la NASA héberge des variétés (elles aussi ultra résistantes) vouées à être cultivées dans les conditions extrêmes de la planète mars où la teneur en CO2 de l’air est proche de 95% et où les températures peuvent descendre à -60°C.

65 espèces résistantes au stress causé par l’aridité ont d’ores et déjà été identifiées, et les scientifiques sont optimistes : ce n’est qu’un début !

Les mots de la météo - Il existe (dit-on) en Amérique Latine autant de variété de pomme de terre que de jours dans l’année.
Les mots de la météo – Il existe (dit-on) en Amérique Latine autant de variété de pomme de terre que de jours dans l’année.
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…des programmes prometteurs pour le renforcement de la sécurité alimentaire mondiale, et vertueux surtout dans leur culture dynamique aux faibles émissions de gaz à effet de serre.

Et pour plus d’info sur les phénomènes d’el nino et de la nina, rendez-vous sur la page du site de notre partenaire Météo France qui leur est consacrée

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