Haïti – Agriculture : La problématique du financement des exploitations agricoles
12/04/2022 09:51:19
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Dans le cadre du Programme d’Appui à une Gouvernance Agricole Inclusive (PAGAI), l’ONG Suisse HELVETAS Haïti, le Groupe de Recherche et d’Appui au Milieu Rural (GRAMIR), Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) et le Konsèy Nasyonal Finansmen Popilè (KNFP – Conseil National de Financement Populaire) ont organisé trois journées d’atelier et de réflexions (6,7 et 8 avril) sur le financement des exploitations agricoles paysannes.
Plus d’une centaine de membres d’organisations paysannes, de représentants d’institutions financières, de représentants du Gouvernement et d’experts, ont participé à cette activité qui s’est déroulée à l’Université Publique du Sud aux Cayes (UPSAC).
Selon Lionel Fleuristin, Directeur exécutif du KNFP, l’objectif de cet atelier est de « faciliter le dialogue et d’encourager la création d’une alliance entre les institutions financières et les organisations paysannes afin d’aboutir à un système de crédit adapté à l’agriculture paysanne ». Il déplore que, tout en s’accusant mutuellement, les institutions financières et les organisations paysannes soient en train de fonctionner en mode séparé alors qu’elles auraient dû être des partenaires.
Plusieurs séances de formation sur la notion de crédit agricole ont été organisées. Beaucoup d’informations ayant rapport aux produits des caisses populaires et à la circulaire 113 de la BRH ont été partagées avec l’assistance. La circulaire 113 prise par la Banque de la République d’Haïti est un outil qui sert à inciter les acteurs de toute la chaîne de valeur du secteur agricole à relancer la production sur l’ensemble du territoire.
Téléchargez la circulaire 113 de la BRH (PDF) : https://www.haitilibre.com/docs/circulaire_113.pdf
« […] Étant donné le poids de l’agriculture dans l’économie rurale, les Caisses Populaires ont comme devoir de financer les exploitants agricoles de la paysannerie » estime Lionel Fleuristin. Par ailleurs il a tenu à souligner que les mutuelles de solidarité dont la clientèle est constituée essentiellement d’exploitants paysans ont un taux de remboursement de 95%.
A l’issue de cette activité de trois jours, les acteurs ont adopté un document traduisant les principales revendications des paysans et les stratégies à mettre en place afin d’aboutir à un système de crédit mieux adapté au secteur agricole.
HL/ HaïtiLibre
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