les résultats du premier tour de la présidentielle suspendus au Guatemala

Le Guatemala se trouve dans une impasse politique. L’annonce officielle des résultats du premier tour de l’élection présidentielle a été temporairement suspendue, samedi 1er juillet. Cette décision fait suite à la saisine de la Cour constitutionnelle de neuf partis, tous de droite. Parmi eux : Vamos, la formation du président sortant Alejandro Giammattei, qui dénonce des « vices » lors de ce scrutin du 25 juin remporté par deux sociaux-démocrates.

Au Guatemala comme à l’étranger, la suspension des résultats du premier tour pose question. Prensa Libre parle d’une « étrange injonction ». Pour le quotidien, on assiste à un « moment critique » de la démocratie guatémaltèque. La Hora avance même que « l’État de droit a disparu » et que dans le cas présent, « la manipulation de la loi est évidente ».

Dans un autre éditorialle journal précise qu’au Guatemala, « il n’y a pas de recomptage des voix. Qu’on le veuille ou non, la loi ne l’envisage pas ». La Hora craint qu’une telle procédure puisse être utilisée pour « n’importe quoi », comme pour « réexaminer une affaire déjà jugée » par exemple. Il faut donc « parvenir à un accord », conclut le quotidien, « pour que la démocratie ne soit pas anéantie en 2023 ».

La décision de la Cour constitutionnelle a suscité un « tollé national et international », poursuit Prensa Libre. Dimanche 2 juillet, l’Union européenne, les États-Unis et l’Organisation des États américains ont fait part de leurs inquiétudes et ont appelé à respecter la volonté des électeurs.

Colombie : participation record à la marche des fiertés LGBT

Du jamais-vu en Colombie : plus de 100 000 personnes ont participé à la marche des fiertés, dimanche 2 juillet à Bogotá, la capitale. Cette manifestation vise à défendre les droits des personnes LGBT. El Tiempo propose sur son site de revivre en images cette journée festive marquée par une musique entraînante, des drapeaux arc-en-ciel et des costumes à plumes et à paillettes. Des marches ont été organisées à Bogotá, Cali, Medellín ou encore Barranquilla. Au total, 63 manifestations ont eu lieu à travers tout le pays.

Le quotidien El Espectador s’est quant à lui entretenu avec Manuel Velandia, l’un des militants LGBT les plus connus de Colombie. Il a participé à la toute première marche en 1983. L’activiste se souvient dans les colonnes du quotidien : « Il y avait plus de gays qui regardaient que de gays qui défilaient, explique-t-il. Nous n’étions que 30, […] mais c’était déjà une première ».

Quarante ans après, le mot d’ordre reste le même : « célébrer la diversité », rapporte El Tiempo. Mais cette journée festive sert surtout à porter des combats. Les participants ont exigé « une loi globale pour la reconnaissance de la communauté transgenre », insiste le quotidien. Ce combat est d’autant plus d’actualité que la Colombie reste le « pays le plus meurtrier d’Amérique latine pour les personnes LGBT », rappelle El Tiempo.

Sommet du Mercosur : l’environnement en toile de fond

Les chefs d’État du Mercosur se réunissent ces 3 et 4 juillet à Puerto Iguazú, en Argentine. Cette réunion vise à préparer la ratification d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, une communauté économique de pays d’Amérique du Sud. Mais la ratification demeure « incertaine », d’après La Nación.

Cet accord comprend en effet une clause liée à l’environnement, et les pays membres du Mercosur ne disposent pas de projet environnemental détaillé. Les Vingt-Sept se posent « souvent des questions liées à ce domaine », relève le quotidien argentin, « en particulier dans la région de l’Amazonie ». Mais ces clauses « ne satisfont ni le président brésilien Lula, ni ses pairs du Mercosur », pointe La Nación.

Página/12 rappelle que lors de sa récente visite à Brasília et Buenos Aires, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a même évoqué de possibles « sanctions économiques en cas de non-respect des objectifs environnementaux ».

Le Canada toujours sur le front des incendies

Plus de huit millions d’hectares ont brûlé en six mois au Canada. Si les feux de forêts sont désormais moins intenses, ils restent toujours inquiétants, au Québec notamment. Dimanche 2 juillet, « une centaine de pompiers » sont arrivés en renfort de Corée du Sud, rapporte le quotidien La Presse.

Les conséquences environnementales de ces feux spectaculaires, elles, se font déjà sentir. Des « alertes » liées à la mauvaise qualité de l’air ont été déclenchées « dans une grande partie du Québec », écrit le Toronto StarLes autorités ont même indiqué qu’il fallait « s’attendre à du smog », poursuit le quotidien. Il s’agit d’un épais brouillard composé entre autres de particules fines. Ce phénomène est synonyme d’une importante pollution de l’air.

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