La Sarthe accueillera-t-elle en résidence des athlètes des jeux olympiques de Paris en 2024 ? Depuis octobre 2020, l’offre est sur la table puisque sept sites du département ont été labellisés
Centres de Préparation aux Jeux olympiques et paralympiques (CPJ, comme Antares, le Pôle européen du cheval ou encore Samouraï 2000. À un an des JO, certains territoires ont déjà fait des annonces, comme l’Aube, où des délégations japonaises et brésiliennes sont attendues
. Mais en Sarthe, c’est le calme plat : aucun contact n’a été établi ou presque.
Bien réputé et doté de structures rompues au haut niveau, le pôle européen du cheval, à Yvré-l’Evêque, a bien été « approché une fois de manière informelle, confie son patron, Philippe Rossi, mais ça n’a pas débouché ». Du côté de Samouraï 2000, l’une des places fortes des arts martiaux en France, « on a eu des contacts avec la fédération française de Judo, qui aide les délégations étrangères à trouver un point de chute, mais rien de plus », regrette le directeur technique du club, Didier Moreau. Et pour les autres candidats, pas même l’ombre d’une touche à ce jour. « On va essayer de relancer, mais on ne sait pas trop à quelle porte frapper », avoue le maire de Coulaines, Christophe Rouillon, qui a mis son complexe Val du Monnet à disposition pour l’athlétisme.
Les candidats se sentent un peu isolés
Sans réseau au sein du comité d’organisation olympique ou des fédérations des sports concernés, il semble bien difficile aux acteurs sarthois de promouvoir leurs installations et leurs atouts. Même quand la motivation est là et que les salariés ou les bénévoles se mobilisent localement lors « des actions de promotion des Jeux olympiques ». Un peu déçus, plusieurs acteurs pointent du doigt le manque d’implication du Comité départemental olympique et sportif pour coordonner la campagne et appuyer les candidatures. « On n’a pas trop d’infos, j’avoue qu’on ne sait pas trop où ça en est », admet un de ses responsables.
« On attendait aussi un peu plus de soutien de la part des collectivités », glisse un acteur. « Nous n’avons pas la main sur ce dossier, se défend Olivier Sasso, élu en charge des sports au conseil départemental, on peut aider, on peut accompagner, on a réuni tout le monde pour proposer de faire des supports de communication ou de faciliter les démarches, mais force est de constater que nous n’avons pas eu beaucoup de retours… »
Le tennis de table cible des délégations précises
Le Mans table tennis Olympic and Paralympic training center
Bref, tout le monde semble attendre un hypothétique coup de fil et se rassure en estimant qu’il est « encore trop tôt ». Ce que confirme Yannick Faveur, le président de Le Mans tennis de table, seule structure semblant véritablement pro-active sur ce dossier : « Dans notre sport en tout cas, les délégations ne se sont pas encore positionnées. Nous, on a réalisé des vidéos promo de notre salle avec la ville du Mans et nous avons un contact au sein de la fédération française qui fait du lobbying pour nous auprès de délégations ciblées, plutôt en Amérique et en Asie. On a bon espoir que ça débouche. » Des efforts que tout le monde n’est pas forcément prêt à faire : « On a fait une plaquette bilingue qu’on a envoyée aux fédérations, on serait évidemment ravi d’accueillir des athlètes… Mais on ne va pas non plus faire la danse du ventre à tout le monde », prévient Christophe Rouillon, le maire de Coulaines.
Ironie de l’histoire, le seul site sarthois en passe d’accueillir à ce jour une délégation en vue de la préparation des Jeux Olympiques ne figurait pas sur la liste des sept candidats référencés. Il s’agit de Montfort-le-Gesnois et de sa nouvelle piste d’athlétisme, qui a conclu une convention de trois ans avec le Benin. Un partenariat qui a vu le jour grâce à « des relations personnelles » précise-t-on au département.
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