«Avec la voiture électrique, l’Europe a déroulé le tapis rouge aux constructeurs chinois»

ENTRETIEN – Le patron de Stellantis juge impossible de produire de façon rentable des petites voitures électriques en France. Une fin de non-recevoir adressée à l’exécutif, qui espérait le voir relocaliser la production de la e208.

Le patron de Stellantis décrit la «brutalité» de la compétition qui s’annonce avec les constructeurs chinois sur la voiture électrique. Et demande à la France de laisser son entreprise faire ses propres choix industriels «raisonnables et raisonnés».

LE FIGARO. – Bascule vers l’électrique, irruption des constructeurs chinois à l’échelle mondiale, retour de la politique industrielle en Europe et aux États-Unis… Comment qualifier les changements auxquels est confronté le secteur automobile?

Carlos TAVARES. – «Brutalité» est le mot qui convient pour décrire l’amplitude du changement qui nous est imposé dans un espace-temps très limité. L’industrie doit passer d’une technologie qui a été optimisée, affûtée, pendant plus d’un siècle à une technologie encore balbutiante. Il y a deux semaines, avec nos ingénieurs, nous avons consacré un séminaire à démonter une demi-douzaine de voitures électriques qui sont aujourd’hui sur le marché. Conclusion: la technologie n’est pas aboutie. Rien n’est optimisé…

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