C’est un face-à-face dont on commence à devenir familier. Ces accès de violence épisodiques entre migrants subsahariens, s’exposant à tous les risques pour rejoindre l’eldorado européen, et populations tunisiennes, pour lesquelles ces étrangers à la peau noire sont synonymes d’envahisseurs incarnant l’insécurité et leur piquent leurs emplois. Le tout sur fond d’un racisme qui ne s’embarrasse même plus de la subtilité ou de la nuance.
C’est ainsi que depuis la mort, le lundi dernier [le 3 juillet], d’un Tunisien à la suite d’affrontements avec un groupe de Subsahariens, c’est une terreur sans nom que vivent tous les Africains noirs qui ont le malheur de se retrouver dans cette ville portuaire située dans le centre-est du pays.
En proie à une chasse assumée et traqués comme des bêtes sauvages, ils sont terrés dans les quartiers populaires, la peur au ventre. D’autant qu’ils ne peuvent point compter sur les autorités tunisiennes, dans la mesure où on se rappelle des propos peu responsables du président Kaïs Saïed en février dernier.
Mais dans ce débat récurrent, il n’y a pas que la Tunisie qu’il faut blâmer. L’Afrique noire en général, et les dirigeants en particulier, sont également interpellés par ce drame. Parce que cette tendance que la jeunesse africaine a de fuir les différents pays est en soi un indicateur de l’irresponsabilité et de l’échec de ceux qui nous gouvernent. D’où peut-être leur méfiance à s’exprimer là-dessus.
Passivité inexplicable
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