Dans les coulisses de la libération des cyclistes marocains au Niger et Burkina Faso


De nouveaux détails inédits viennent d’émerger sur l’opération de sauvetage audacieuse qui a permis de libérer deux cyclistes marocains kidnappés en avril dernier entre le Niger et le Burkina Faso. Les coulisses de cette histoire, jusqu’alors tenues secrètes, ont été révélées par Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères.

 

Un député qui a envoyé une question au ministère des Affaires étrangères a reçu une réponse pleine de détails saisissants, le 24 juin 2023, révélant à quel point le Maroc s’était démené pour assurer la sécurité de ses citoyens. Enlevés par un groupe armé entre le Burkina Faso et le Niger, le premier avril 2023, les deux cyclistes ont été libérés 42 jours plus tard, suite à une action décisive des autorités marocaines, orchestrée en concertation avec les gouvernements nigérien et burkinabé.

 

Aussitôt informé de l’enlèvement, le département de M. Bourita a mobilisé les deux ambassades marocaines dans ces pays, demandant l’intervention des autorités compétentes à Niamey et Ouagadougou. L’effort ne s’est pas arrêté là : les représentations marocaines ont intensifié leur engagement, joignant les associations civiles locales, les gérants des stations touristiques et les conducteurs de camions transfrontaliers, tous devenus une partie essentielle du réseau d’informations.

 

La coordination de cet effort a permis de localiser les deux victimes à Téra, dans le département de Tillabéri au Niger, région connue pour ses activités armées. S’est ensuivie une opération sécuritaire de grande envergure, aboutissant à la libération des deux aventuriers aux mains d’une organisation terroriste obscure.

 

Ces deux hommes ont ensuite été transportés à une clinique militaire nigérienne pour recevoir les soins et l’alimentation nécessaires. M. Bourita nous révèle qu’ils présentaient des signes évidents de fatigue et de malnutrition à cause de leur longue détention, le plus âgé souffrant également des séquelles du paludisme et de l’anémie.

 

En guise de conclusion, M. Bourita rappelle les dangers auxquels s’exposent les aventuriers qui osent voyager à vélo, à moto ou à pied dans la région du Sahel et du Sahara.

 

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