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L’Armentiérois a simplement pris son temps. Lancé à 19 ans à Lille, où il a été formé, Terrier est parfois passé à la lessiveuse d’un microcosme toujours plus exigeant avec les joueurs de son potentiel. Prêté à Strasbourg après une seule saison en pro, acheté par l’OL six mois plus tard, le buteur a suivi le même parcours de ces quelques jeunes capables de se mettre en lumière, seuls, sur le terrain. Footballistiquement, le Nordiste avait tout à parfaire mais il était prêt. Psychologiquement, c’était tout le contraire.
Deux fois, je l’ai retrouvé au bord des larmes
« Je l’appréciais beaucoup, il était jeune et se confiait à moi sur plein de choses, expliquera plus tard Jonas Martin, qui l’a côtoyé à Strasbourg puis à Rennes, sur RMC Sport. C’était la période où les réseaux sociaux prenaient de l’ampleur. Au début, il marquait beaucoup et regardait tout le temps Twitter. Je lui disais : ‘Attention Martin. Là, tu marques donc il n’y a pas de problème. Mais quand tu ne vas plus marquer, attention…’. Puis, il a signé à Lyon mais a poursuivi son prêt à Strasbourg. […] Il faisait des bons matches mais ne marquait plus. Les gens lui reprochaient de se ficher de Strasbourg depuis qu’il avait signé à l’OL. Deux fois, je l’ai retrouvé au bord des larmes après les matches parce qu’il avait tapé son nom sur Twitter et il voyait les gens le critiquer. »
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11 buts attendus, 18 buts réels
Après une deuxième saison médiocre à Lyon, Terrier retrouve un environnement plus sain, ainsi que Maurice et Genesio. Et ça change tout. « Sa progression est celle que j’attendais, a récemment confié son entraîneur. Avec Florian [Maurice], on ne s’est jamais caché : c’est un attaquant qui a toutes les qualités modernes pour être un grand attaquant. Jusqu’à présent, il n’exprimait pas tout son potentiel, certainement à cause de blocages ou par déficit de confiance. »
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Les verrous ont sauté. Parce que le jeu mis en place par le technicien rennais offre énormément de liberté aux joueurs offensifs. « Il me laisse vraiment aller où je veux, a expliqué l’ex Dogue. Il me pousse souvent à prendre des risques. Je suis satisfait et je sens que cette saison, j’ai passé un cap au niveau mental. En termes d’efficacité, je pense que ça se voit. » Les chiffres ne disent pas autre chose : en Ligue 1, aucun autre joueur n’a creusé un tel écart entre ses « buts attendus » (11,4) et ses buts réels (18). Et en Europe, seul Giovanni Simeone fait mieux.
À 25 ans, Terrier arrive à maturation, ce qui lui a permis de trouver des réponses sur le terrain et de se poser moins de questions en dehors, y compris sur le travail invisible. À Rennes, son positionnement est devenu moins important que sa liberté ou sa relation avec d’autres joueurs, comme Gaëtan Laborde, qui « l’aide beaucoup à se surpasser« . « J’ai un caractère un peu plus discret que certains mais je sens que j’ai pris en assurance« , résume-t-il. Finalement, ça valait le coup d’attendre.
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