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Casey DeSantis avec son mari Ron, le 30 mai 2023.
ÉTATS-UNIS – Elle est déjà la Première dame de Floride, mais vise bien plus haut. Casey DeSantis, épouse du gouverneur du « Sunshine State » candidat à la présidentielle Ron DeSantis, mène campagne pour son mari qui rêve d’accéder à la Maison Blanche en 2024. Et son rôle est essentiel.
Ce jeudi 6 juillet, celle qui a souvent été vue au côté de son mari a tenu son premier meeting en solo dans le cadre de la campagne présidentielle pour lancer officiellement le groupe « Mamas for DeSantis », dans l’Iowa. Un État stratégique : c’est ici que la première primaire républicaine aura lieu le 15 janvier 2024.
Devant une centaine de mères de famille aux convictions conservatrices, Casey DeSantis a promis de « lancer la plus grande mobilisation de mamans et de grands-mères à travers les États-Unis d’Amérique pour protéger l’innocence de nos enfants et protéger les droits des parents », rapporte CNN qui a assisté à l’événement.
Des opinions très conservatrices
En parallèle sur son compte Twitter, elle a développé ses opinions (très) conservatrices dans une vidéo pour promouvoir les « Mamas for DeSantis ». Elle y critique à la fois le port du masque pour les enfants, l’ancien « monsieur Covid » américain Anthony Fauci, la communauté LGBT, ou encore la transidentité : les thèmes phares de l’extrêm-droite américaine.
« Quand vous vous en prenez à nos enfants, nous nous défendons parce que nous ferons tout pour les protéger. Nous ne resterons pas silencieuses. (…) Et nous avons enfin trouvé notre combattant », déclare-t-elle dans ce clip à la gloire de son mari, à qui elle apporte un soutien sans faille.
Car pour cette fervente chrétienne, Ron DeSantis possède « un don venu de Dieu » pour la politique. « Je déplacerais des montagnes pour l’aider, parce que c’est un homme bien qui fait les bonnes choses », a-t-elle assuré dans un entretien au New York Post, réalisé un mois après la signature par son époux d’une loi interdisant l’avortement après six semaines en Floride.
Mais Casey DeSantis n’est pas là uniquement pour jouer les seconds-rôles. À 42 ans, l’ancienne journaliste en rémission d’un cancer du sein et mère de trois enfants de 6, 5 et 3 ans, est aussi présente pour faire briller son époux souvent décrit comme un homme froid, peu empathique et manquant de charisme.
Conseillère en communication
Née en 1980 dans l’Ohio, cette fan d’équitation est diplômée d’économie et de français. Elle rencontre Ron DeSantis sur un terrain de golf en 2006, sport dont elle est passionnée et qu’elle a même commenté comme reporter. Trois ans plus tard, le couple se marie à Disney World de Floride… ce même parc d’attractions désormais cible du gouverneur engagé dans une croisade contre la « culture woke » que le géant du divertissement est accusé de promouvoir.
Ses succès électoraux, le gouverneur réélu pour un deuxième mandat en 2022 ne les auraient pas obtenus sans Casey DeSantis. Comme le raconte le New York Times, dès la première campagne de Ron pour les élections au Congrès américain en 2011, elle a parcouru le nord-est de la Floride avec son scooter électrique pour faire le connaître.
Plus tard, en 2018, elle tient le rôle principal dans un clip devenu viral dans lequel son mari défend le trumpisme – l’ancien président était son mentor avant d’être son principal adversaire aux primaires républicaines – et appelle ses enfants à « construire le mur » à la frontière mexicaine.
Après l’élection de Ron DeSantis à la tête de l’État, elle devient sa conseillère principale en communication, domaine où elle excelle. Aussi présente dans l’ombre que dans la lumière, sa place est tellement importante que les médias la qualifient « d’arme (pas si) secrète », « humaniste-en-chef », « co-gouverneure », ou encore « X-factor ».
Un visage connu, surtout en Floride
Les épouses de candidats sont souvent présentes pour être au côté leur mari et les aider à conquérir des électorats plus éloignés à l’image de Michelle Obama, Ann Romney et dans une moindre mesure Melania Trump, rappelle encore le New York Times. En revanche, c’est la première fois que ce soutien apparaît si tôt dans la campagne.
Il faut dire que grâce à son ancien métier, elle est non seulement à l’aise avec les électeurs mais aussi reconnue au moins dans son État de Floride. Lors de précédentes campagnes électorales, « ils faisaient du porte-à-porte et les gens la reconnaissaient, elle. Elle était à la télé ici à Jacksonville et ça faisait rire Ron : “Les gens pensent peut-être qu’ils vont voter pour Casey” », a raconté un ancien collaborateur du gouverneur à Politico.
D’ailleurs depuis le début de la campagne présidentielle, il n’est pas rare de voir les supporters demander des autographes et des photos à Casey DeSantis. Preuve de son aura qui pourra, peut-être, bénéficier à son époux. Dans son livre The Courage to be free (Le Courage d’être libre) publié en 2023, le gouverneur de Floride semble en tout cas savoir ce qu’il doit à sa femme. Il y écrit : la rencontrer était « le plus gros coup de chance de ma vie ».
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