Les informaticiens de Cadoles veulent désormais entrer dans les bars et restaurants

Publié le 10 juil. 2023 à 11:04Mis à jour le 10 juil. 2023 à 11:05

Cadoles travaille à la mise au point d’un outil d’animation numérique pour les bars, restaurants et hôtels. « Des établissements qui n’appartiennent pas à des grosses chaînes, et pour qui l’informatique est encore un sujet complexe », explique Philippe Caseiro, co-gérant de cette coopérative dijonnaise d’informaticiens, avec Vincent Febvre et Matthieu Lamalle. Créé il y a onze ans, ce spécialiste des logiciels libres et formats ouverts vient de repasser le cap du million d’euros de chiffre d’affaires, fin juin 2023, « avec un petit profit net, car nous avons beaucoup investi dans le développement de logiciels ». Sur son exercice 2021-22, son chiffre d’affaires se montait à 933.000 euros avec un bénéfice net de 46.000 euros.

La PME de 15 salariés a longtemps travaillé exclusivement pour le monde de l’enseignement, notamment l’Education nationale. A la demande du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous), elle a ainsi contribué à l’écriture de l’infrastructure de la plateforme MesServicesEtudiants.fr, le portail d’accès unique des services aux étudiants, lancé en 2015. Puis, à l’occasion d’un hackathon sur le thème de la santé, à Besançon (Doubs), en 2017, Cadoles a l’idée de proposer à l’Etablissement Français du Sang (EFS) la dématérialisation du formulaire papier de l’entretien pré-don, étape obligatoire du don de sang en France. Le projet est une réalité, depuis 2 ans, dans tous les points de collecte de sang, fixes ou mobiles, de l’antenne Bourgogne-Franche-Comté de l’EFS.

30 % préfèrent le papier au digital

« Environ 70 % des donneurs de sang se connectent à un portail captif, depuis leur smartphone ou leur tablette, via le wifi, pour remplir le formulaire habituel », explique Arnaud Fornerot, responsable de ce projet Quid chez Cadoles. « Cela permet de fluidifier l’avant don, car le donneur n’attend pas de recevoir le papier. On économise le papier. Côté médecin, le logiciel permet de remonter en haut de formulaire les incompatibilités, et le formulaire est détruit informatiquement après le don ». Le passage au numérique ne réduit pas les erreurs dans les réponses, bien sûr, et 30 % des donneurs préfèrent encore le papier.

« L’allergie à la technologie et la force de l’habitude », juge Arnaud Fornerot. Il y a quelques semaines, des Français faisaient la queue devant leurs centres des impôts, incapables de remplir leurs déclarations en ligne. « On n’est pas du tout à ce niveau de complexité », rassure l’informaticien. Selon Cadoles, l’Etablissement Français du Sang est en voie de déployer nationalement cette solution. L’objectif est de démarrer 4 régions – dont la Bretagne – d’ici à la fin 2023. Ce partenariat avec l’EFS s’est étendu à d’autres projets, autour de la distribution des poches de sang dans les hôpitaux et du travail en laboratoire.

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