Des résolutions ont été prises ce 12 juillet 2023 à Yaoundé. C’était au terme de la 2e Conférence internationale des ministres sur la transhumance transfrontalière.

Les travaux auxquels prenaient part le Cameroun, le Niger, le Nigeria, la RCA, la RDC, le Soudan, le Soudan du Sud et le Tchad étaient présidés par le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales du Cameroun, Dr Taïga. C’était en présence des experts et autres partenaires techniques et financiers.
Relever les défis de la transhumance
Durant trois jours, les participants se sont penchés sur la question à travers divers ateliers en présentiel et en visioconférence. Au final, les ministres des pays concernés ainsi que les organisations sous régionales et régionales, rassemblés à huis clos, ont présenté un certain nombre de recommandations en vue de permettre une cohabitation harmonieuse de l’élevage et de l’agriculture avec la préservation des aires protégées. L’on note entre autres que les signataires :
-Encouragent les pays à poursuivre les négociations sur les plan bilatéral et multilatéral;
-Appellent les Etats concernés à s’appuyer sur des organisations régionales comme la CDEAO et la CEEAC ;
-Demandent que soient menées des études sur des mécanismes innovants sur la transhumance;
-Prescrivent une éducation adaptée à la mobilité en s’inspirant des pays comme le Niger et le Tchad;
-Demandent l’institutionalisation des forages transfrontaliers pour une transhumance apaisée;
-Recommandent aux délégations de présenter à leurs gouvernements respectifs ces orientations en vue du développement de l’accord.
La France et le Gabon co-facilitateurs
Pour mener à bien les objectifs ainsi définis, ces pays pourront compter sur la co-facilitation de la France et du Gabon. Les deux pays qui ont pris part à ces assises ont promis, au travers de leurs représentants, d’œuvrer ensemble pour la gestion durable des forêts, du bassin du Congo ainsi que de l’impératif de développement.
Le Dr Ghislain Moussavou qui intervenait pour le Gabon a ainsi assuré que son pays va travailler de manière solidaire avec la France pour un partenariat attractif et productif avec une clarification des rôles des uns et des autres. Christophe Guilhou, intervenant pour la France a, lui, assuré que son pays était prêt, entre autres, à appuyer les connaissances scientifiques et agricoles tout en s’engageant pour une gestion durable forestière.
Aline-Florence Nguini
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