Le WWF France appelle à une coopération transfrontalière renforcée pour mettre fin à l’orpaillage illégal en Guyane
Dans le bassin du Maroni, la clé de ce trafic est la coopération transfrontalière : 95% du personnel impliqué dans l’orpaillage illégal est originaire du Brésil et 80% de la logistique est acheminée à partir des rives surinamaises du fleuve Maroni. Mettre fin à l’orpaillage illégal passe donc nécessairement par une réponse étatique au niveau du Suriname, du Brésil et de la France.
Lors de sa visite en octobre 2017, le président de la République avait fait le même constat : “Nous devons donc conditionner nos aides et nos relations diplomatiques avec nos 2 voisins en particulier, par aussi une coopération policière et judiciaire contre l’orpaillage illégal”.
“L’orpaillage illégal demeure une triste réalité autour du fleuve transfrontalier Maroni. Mission après mission, nous sommes confrontés à des rives et des forêts détruites, des eaux polluées, des populations directement affectées. Et force est de constater que les engagements pris n’ont pas encore permis d’inverser la tendance. Pourtant, la question de l’orpaillage illégal n’est pas insoluble : à court terme, il faut absolument que la France continue ses efforts de lutte et de surveillance, mais cela ne fera pas tout. A moyen et long terme, la solution réside dans la coopération transfrontalière, ce que le WWF appelle de ses vœux depuis des années. Le Brésil, le Suriname et la France doivent se mobiliser ensemble contre ce fléau sanitaire, social et environnemental.”
Laurent Kelle, responsable du bureau WWF-France en Guyane
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