Les télédistributeurs et le CNC se concertent à Douala – Cameroun – Journal Chrétien

Le Conseil National de la Communication et les télédistributeurs se sont rencontrés à Douala le 13 Juillet pour des échanges sur le piratage audio visuel.

Les relations sont très peu conviviales ces derniers temps au Cameroun entre les éditeurs internationaux et les télédistributeurs locaux. Les opérateurs étrangers de la télédistribution accusent les locaux de piratage des chaînes dont ils détiennent l’exclusivité.Ces reproches sont à l’origine de multiples plaintes introduites dans des tribunaux .
C’est pour comprendre un pareil climat que s’inscrivent les échanges entre le conseil National de la Communication du Cameroun, régulateur de l’audiovisuel et les télédistributeurs. Les opérateurs locaux refusent les faits de piratage dont ils sont accusés et fustigent à leur tour les coûts onéreux des offres que leur proposent les éditeurs internationaux.

Rappel à l’ordre des différentes parties 

suite au dilemme susévoqué,le Président du Conseil National de la Communication interpelle les différentes parties au respect de la législation qui régit leur secteur d’activité au Cameroun. En effet, Joseph CHebonkeng Kalabubse recommande la souplesse aux éditeurs internationaux :« Vous ne pouvez pas être grossistes et détaillants en même temps » s’est-il adressé aux principaux opérateurs étrangers, Canal+ et Startimes.
Aux locaux, le patron du CNC propose de travailler en synergie afin de contracter avec les éditeurs étrangers. Ce qui faciliterait l’accès aux chaînes de télévision dont ils sont accusés de piratage.

Des contenus prohibés 

Outre la question du statut des opérateurs Nationaux et internationaux; le piratage des programmes diffusés par les télédistributeurs ; les partenariats commerciaux entre les éditeurs internationaux et les opérateurs locaux, les échanges portaient aussi sur la nature des contenus à ne pas diffuser. Au rang des images dont la diffusion est proscrite par la loi Camerounaise, celles portant atteinte aux bonnes mœurs à l’instar de la pornographie et la promotion des valeurs LGBT+. Le Conseil National de la Communication y a fortement insisté.
Aussi, le régulateur de l’audiovisuel au Cameroun a rappelé aux télédistributeurs quelques publicités illicites. Il s’agit notamment des publicités en faveur des médicaments; des établissements pharmaceutiques, des structures sanitaires et les pratiques médicales ;les publicités en faveur de la cigarette et de l’alcool, et celles qui contiennent des éléments de nature à heurter les convictions politiques ou religieuses des consommateurs.

 

 

 


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