« Nous promettons à notre Dieu aimant que nous travaillons dur pour mettre fin à la violence. » Ce sont les premières phrases d’un document rédigé en créole et en anglais. L’accord a été signé par les chefs de gangs connus sous le nom de Gabriel et Mathias – pour le groupe G-Pèp ainsi que Iska et Barbecue, au nom de la milice G-9 An Fanmi. La trêve a été conclue avec le soutien du prêtre catholique américain Tom Hagan qui a servi d’intermédiaire.
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Trois ans de guerre
À 81 ans, ce religieux est le fondateur de l’organisation caritative Hands Together, engagée en Haïti depuis des décennies. Dans une interview accordée au journal américain Miami Herald, Tom Hagan explique qu’il a négocié avec les chefs de gangs pendant des semaines. Il se dit optimiste quant à la durée de la trêve. « Certes, ils n’ont pas dit qu’ils vont déposer les armes et arrêter de tirer mais ils ont déclaré œuvrer pour la paix et la sécurité dans le quartier », explique le prêtre. Tom Hagan estime aussi que les gangs sont fatigués de se faire la guerre depuis trois ans, une guerre qui a fait des ravages dans ce bidonville de plus de 300 000 habitants.
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