ENTRETIEN – Directeur associé senior chez McKinsey, Hugues Lavandier estime que l’industrie connaît «un changement de cycle» dont l’Hexagone pourrait profiter.
Les délocalisations, une histoire ancienne ? Mi-juin, la visite en France d’Elon Musk a été l’occasion pour l’exécutif de vanter son bilan industriel et de défendre l’attractivité retrouvée de l’Hexagone. Convaincre l’iconique patron de Twitter et SpaceX d’implanter sa prochaine usine ici serait un coup de maître pour Emmanuel Macron, qui souhaite faire du renouveau du secteur secondaire l’un des marqueurs de ses quinquennats.
Malgré ces signaux positifs, la France a-t-elle vraiment tourné la page des délocalisations ? A-t-elle vraiment mis fin à l’inexorable déclin de son tissu industriel ? Coauteur d’un rapport récent de McKinsey sur «les stratégies industrielles à l’aune des grandes mutations récentes», Hugues Lavandier est directeur associé senior au sein du cabinet de conseil. Il est aussi coresponsable du pôle industrie et technologie de l’entreprise en France.
LE FIGARO. – Vous expliquez, dans votre rapport, que de nombreuses mutations – comme la guerre en Ukraine, la pandémie ou les plans massifs des États pour l’industrie – ont tendance à «rebattre les cartes en matière d’avantages comparatifs » et de logiques industrielles. Les crises ont déstabilisé les chaînes de production et les consommateurs ont de nouvelles attentes. Le temps des délocalisations est-il donc révolu, ou vont-elles changer de forme ?
Hugues LAVANDIER. – Nous sommes dans un changement…
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