« Le candidat le plus âgé est celui qui a été le plus soutenu par les jeunes », analyse la fondation Jean-Jaurès qui qualifie Jean-Luc Mélenchon, 70 ans, de « Sanders français », du nom de la figure de la gauche américaine Bernie Sanders, dans une note publiée samedi.
L’étude met en lumière les composantes distinctes de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, telle la tranche d’âge 18-24 ans qui ont voté à 36% pour le candidat de l’Union populaire car attentifs au réchauffement climatique et aux « nouveaux combats culturels de la gauche », notamment le « féminisme » et l' »antiracisme ».
Score de Jean-Luc Mélenchon au 1er tour / AFP
« Départements ultramarins, campagnes alternatives, bastions syndicaux, +génération climat+, banlieusards et bataillons de la gauche diplômée des métropoles » forment les « différentes îles et îlots » de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon analysés dans la note rédigée par le directeur du département opinion de l’Ifop Jérôme Fourquet.
« Mélenchon a phagocyté quasiment tout l’électorat de gauche » dans les « grandes métropoles régionales et à Paris », « historiquement des fiefs du Parti socialiste et des écologistes » et où la « gauche urbaine » a « massivement » pratiqué « le vote utile », selon l’étude.
Il est également « devenu hégémonique » dans les communes de banlieue où les foyers modestes parmi lesquels M. Mélenchon bénéficie d' »une forte prévalence », sont « surreprésentés »: « 31% parmi les personnes gagnant moins de 900 euros » ont voté pour lui.
Autre explication « le facteur ethnoculturel »: 69% des personnes de confession musulmane ont voté pour Jean-Luc Mélenchon selon l’Ifop, du fait d' »un sentiment de proximité et de reconnaissance » lié à la participation aux mobilisations contre l’islamophobie et à « un vote utile pour faire barrage à l’extrême droite ».
Les syndicats ont également « constitué un point d’appui électoral important » pour l’Insoumis « au sein du salariat », dans le cadre d’une concurrence « rude » avec Marine Le Pen pour « les classes populaires et les milieux les plus modestes ».
L’électorat de l’Insoumis a crû également dans des « terroirs alternatifs et +décroissants+ », des espaces ayant notamment « accueilli des néoruraux ».
S’y ajoutent « certains départements ultramarins » des Antilles, la Guyane ou La Réunion où le « climat d’opinion, mêlant revendications sociales, vote utile à gauche et anti-macronisme, a été particulièrement porteur ».
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