« Il a décidé de faire de la nourriture une arme », Macron juge que Poutine a fait « une énorme erreur »

Mettre fin à l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes montre que « le roi est nu, pour ne pas dire le tsar », a ajouté le chef de l’État lors d’une autre réponse, en français. « Nous voyons très clairement que la Russie a décidé […] d’affamer des pays déjà en difficulté », a-t-il martelé.

« Des millions de personnes vont en payer le prix »

La Russie a signifié lundi son refus de maintenir l’accord céréalier signé en juillet 2022 sous l’égide des Nations unies et de la Turquie, et prolongé depuis à plusieurs reprises, dénonçant les entraves au commerce des engrais et des autres produits russes. En un an, cet accord avait permis de sortir près de 33 millions de tonnes de céréales des ports ukrainiens, essentiellement du maïs et du blé, contribuant à stabiliser les prix alimentaires mondiaux et à écarter les risques de pénurie.

« Les routes terrestres que nous Européens avons su sécuriser depuis le début de la crise, qui d’ores et déjà représentaient 60 % du transit et de la sortie de céréales, sont importantes et nous allons continuer notre effort », a poursuivi le président français.

Le refus de Moscou de prolonger cet accord a été dénoncé par plusieurs chefs d’État occidentaux et par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, selon lequel « des centaines de millions de personnes font face à la faim » et vont en « payer le prix ».

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