Publié le
mis à jour le 18 Juil 23 à 21:19
Lancée en 2012, Tinder est l’application la plus populaire au monde pour rencontrer de nouvelles personnes. Téléchargée plus de 530 millions de fois, l’application est disponible dans 190 pays et dans plus de 45 langues, explique l’entreprise. Mais ses utilisateurs auraient-ils en réalité déjà trouvé l’amour ?
Car deux utilisateurs sur trois seraient déjà en couple ou mariés, comme le révèle une étude publiée sur le site de la société d’édition indépendante Mary Ann Liebert et relayée par des médias américains.
L’équipe de chercheurs des universités de Picardie et de Stanford et des hôpitaux de Genève et de Lausanne explique avoir interrogé 1 387 utilisateurs de la plateforme, et, résultat, 63,5% des personnes auraient indiqué avoir déjà un partenaire.
La moitié n’aurait pas envie de faire des rencontres dans la vraie vie
Deux sur trois seraient donc déjà en couple et, de plus, seule la moitié d’entre eux (50,3%) compterait vraiment rencontrer quelqu’un « hors ligne » – pour de vrai, donc.
L’objectif initial des chercheurs était d’évaluer la satisfaction des célibataires sur Tinder et leurs motivations, mais ils ont trouvé d’autres résultats en lisant les données récoltées via des questionnaires.
D’une manière générale, les participants qui utilisent l’application pour faire face à des difficultés personnelles semblent plus susceptibles de signaler des niveaux élevés d’insatisfaction, est-il indiqué.
« Ce qui suggère que les applications de rencontres sont une mauvaise solution pour eux et ce qui souligne la nécessité de traiter les problèmes ou les pathologies sous-jacents qui peuvent motiver leur utilisation », analysent en parallèle les auteurs de l’étude.
Avant tout une source de divertissement
Pour de nombreuses personnes, les rencontres en ligne ont le même attrait que les médias sociaux – une source de divertissement, de distraction et d’estime de soi – « et peuvent présenter des pièges similaires », expliquait ainsi, dans un communiqué un des auteurs de l’étude.
Tinder serait ainsi, pour résumer, une source de divertissement et de connexion sociale qui leur permettrait de « booster leur ego », à coups de likes et de matchs.
Nous les appelons des applications de rencontres, mais elles remplissent clairement d’autres fonctions que les rencontres.
Pour se connecter socialement, pour se divertir et se distraire, pour augmenter les émotions positives et pour faire face aux émotions négatives, analyse-t-il.
Une étude qui a ses limites
Interrogé notamment par The New York Post, Tinder a de son côté réfuté ces résultats. « Sur la base des données de Tinder, les résultats mis en évidence dans cette étude sont très trompeurs et ne représentent pas avec précision nos membres », réagit l’entreprise.
« Les participants à l’étude n’avaient que trois options pour se décrire : « célibataire’ », « en couple » ou « veuf ». Sans apporter plus de nuances au terme « célibataire ». Cela a probablement abouti à une représentation complètement biaisée de qui sont les membres de Tinder et de ce qu’ils recherchent, estime Tinder.
D’autres études sur Tinder
Une autre étude, de l’université de Vienne, publiée en début d’année, expliquait, elle, que la recherche excessive pouvait faire plus de mal que de bien dans la quête de l’amour.
Des chercheurs s’étaient intéressés aux effets psychologiques des applications de rencontres sur les jeunes, leurs résultats avaient été détaillés dans la revue scientifique Telematics and Informatics.
Ils pointaient les effets indésirables pour la santé mentale du « balayage » excessif à gauche ou à droite des profils. « Comme le balayage est fascinant et souvent gratifiant, il peut devenir assez addictif et les jeunes peuvent avoir du mal à exercer suffisamment d’autorégulation pour s’en désengager », expliquaient-ils.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.