Quelle force d’intervention pour Haïti ?


La situation en Haïti reste critique alors que les initiatives internationales visant à trouver une solution à la crise continuent. Depuis octobre 2022, le gouvernement haïtien a demandé le déploiement d’une force internationale dans le pays pour aider la police haïtienne à faire face à la montée de la violence et des gangs. Cependant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas encore donné de réponse positive à cette demande, malgré la multiplication des rencontres autour de la crise haïtienne.

 

Le plaidoyer en faveur de l’appui de la communauté internationale à la police haïtienne dans sa lutte contre les gangs a été renforcé lors du sommet de la Caricom, où le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a exprimé son soutien. Pour sortir Haïti de cette impasse, certains évoquent l’envoi d’une force multinationale, tandis que d’autres estiment qu’une force de maintien de la paix internationale mandatée par les Nations unies pourrait être plus appropriée.

 

Selon certains vieux routiers de la diplomatie, une force multinationale rassemblerait des contingents de plusieurs pays travaillant ensemble pour atteindre un objectif commun, tandis qu’une force de maintien de la paix serait une opération militaire déployée en Haïti dans le but de contribuer à la stabilisation, à la pacification et au rétablissement de la paix. Dans 30 jours, à compter du 14 juillet, le secrétaire général, en consultation avec Haïti, devrait soumettre son rapport au Conseil de sécurité sur la nature de la force la mieux appropriée en fonction des besoins.

 

Parallèlement, la CARICOM a récemment envoyé une commission composée d’éminentes personnalités régionales pour faciliter un dénouement à la crise haïtienne. Cette commission a rencontré les acteurs politiques haïtiens, mais jusqu’à présent, aucune résolution n’a été trouvée.

 

La France, par la voix du président Emmanuel Macron, soutient les initiatives régionales et onusiennes visant à aider Haïti à sortir de la crise. «Nous soutenons à la fois l’engagement des Nations unies tel que demandé par Haïti et des initiatives régionales pour faire face d’abord à la situation sécuritaire, mais également humanitaire et économique en Haïti», a déclaré le chef d’État français, confirmant également avoir rencontré le Premier ministre Ariel Henry lors de sa participation au 3e sommet de l’Union européenne et de la communauté des États latino-américains et caribéens (UE-CELAC) à Bruxelles.

 

Malgré la mobilisation internationale, les lignes politiques restent figées dans la recherche d’une solution durable à la crise en Haïti. La situation haïtienne continue d’être au cœur des rencontres internationales, mais des défis majeurs persistent quant à la résolution de cette crise complexe.

 

 

Esdra Jeudy 

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