Côte d’Ivoire-AIP/ L’AFJCI promeut la déclaration des naissances à Tchantifi  – AIP – Agence Ivoirienne de Presse de Côte d’Ivoire

Doropo, 23 juil 2023 (AIP)- La représentante de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) de Doropo, Ouattara Kitannabéni Fatoumata, a invité les populations de Tchantifi (Doropo) à déclarer les naissances en vue de mettre fin à l’apatridie.

« Il est très important de déclarer les enfants à l’état civil dès le jour de leur naissance pour leur éviter des risques d’apatridie. Celui qui n’a pas de papier n’a pas de droit », a dit Ouattara, au cours d’une activité de sensibilisation menée vendredi 21 juillet 2023. Elle a précisé que l’opération se fait gratuitement dans un délai de trois mois.

Cette rencontre initiée par l’AFJCI s’inscrit dans le cadre du projet Droit à une nationalité pour tous (DNT), financé par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) et visant à lutter contre l’apatridie.

Les populations de cette localité ont été instruites sur l’importance de la déclaration des naissances à l’état civil, la déclaration des décès, les personnes à risque d’apatridie et les conséquences liées à ce phénomène.

Une campagne de sensibilisation à Tchantifi sur la déclaration des naissances

« La personne qui n’a pas la nationalité d’un pays est un apatride. Notre mission est d’aider ces personnes qui présentent un risque d’apatridie à avoir une identité », a ajouté la représentante de l’AFJCI, avant de s’engager à accompagner les « sans papier » dans l’établissement de leurs jugements supplétifs et certificats de nationalité, entre autres.

Après la phase de sensibilisation, une écoute juridique a été ouverte afin d’identifier des personnes apatrides pour une meilleure prise en charge et orienter également celles qui ne présentent pas de risques.

Depuis 1986, l’AFJCI intervient dans la promotion et la protection des droits humains, la lutte contre les discriminations et les violences basées sur le genre (VBG), la lutte contre le travail des enfants. En décembre 2022, l’Association avait remis des jugements supplétifs à des femmes issues de la communauté peulh de Doropo.

(AIP)

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