L’école des cadres d’Uriage, cet «ENA» de Pétain qui a fini par entrer en résistance

CES ÉCOLES D’AUTREFOIS (3/6) – Moins de deux ans après sa création pour former la future élite de l’État français, nombre d’étudiants prennent le maquis.

Les écoles se sont toujours adaptées aux besoins de la société. Du premier Empire au bug de l’an 2000, plusieurs d’entre elles ont préparé la jeunesse à des métiers qui ne trouveraient plus leur place aujourd’hui. Supprimés par Vichy, transformés après la décolonisation, ringardisés par Mai 68 ou effacés par la technologie, «Le Figaro» raconte en six épisodes ces établissements symboles d’époques révolues.

Une photo jaunie et quelque 70 jeunes hommes en rang d’oignon, les cheveux en brosse. Sur leur uniforme, un blason chevaleresque scelle leur engagement à ces trois valeurs: «Travail, famille, patrie». De Limoges, Paris ou Grenoble, chacun de ces étudiants a été sélectionné pour intégrer le prestigieux «ENA vichyste» et former l’élite intellectuelle rêvée par le maréchal Pétain pour reconstruire le pays. Moins de deux ans plus tard, ils seront pourtant nombreux à décider d’intégrer la résistance.

Aux origines de cette histoire, il y a d’abord la volonté de Vichy de former les cadres dédiés…

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