Sur Amazon, on trouve des centaines de livres en vente, écrits ou ou coécrits par ChatGPT, cet agent conversationnel. La littérature est peut-être plus réticente que d’autres arts face au développement de l’intelligence artificielle. Comment en vient-on alors à l’utiliser ?
Pour surmonter l’angoisse de la page blanche, il existe Genario, une plateforme lancée il y a quatre ans par David Defendi, avec l’aide d’un ingénieur. L’entreprise compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et un millier d’auteurs inscrits. « C’est une muse technologique, l’IA ne va pas écrire à votre place », précise David Defendi. Pour lui, cela ressemble au travail avec un co-auteur, mais pour Laure Leroy, directrice des éditions Zulma, le texte, même passé par une IA, reste une création humaine.
L’IA peut s’utiliser de deux façons dans la création littéraire actuellement, analyse de son côté le professeur de littérature française contemporaine Pascal Mougin, de l’université Paris-Saclay : d’un côté une éventuelle grande production de romans à l’eau de rose ou d’aventures, de l’autre un usage de l’IA plus expérimental et confidentiel.
Quant aux traducteurs, certains s’inquiètent de la transformation de leur métier face à la pratique, encore minoritaire, de la post-édition, qui les relèguent au rang de relecteurs et change au passage leur statut et leur mode de rémunération, d’auteur à prestataire, comme l’explique l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France).
Le Reportage de la Rédaction
Écouter plus tard
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.