Haïti salue l’annonce par le Kenya qui dit être prêt à diriger une force multinationale

Cette «proposition de déploiement» nécessite toutefois un mandat du Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies ainsi que l’accord des autorités locales. Le ministère haïtien des Affaires étrangères a dit recevoir «avec beaucoup d’intérêt» cette annonce, qui confirme «la volonté de ce pays frère d’apporter un appui effectif aux forces de l’ordre haïtiennes.» Il considère même «la possibilité d’assumer le leadership d’une force multinationale dès que le Conseil de sécurité des Nations unies aura donné son aval.»

Le Kenya a également indiqué qu’il allait envoyer sur place «une mission d’évaluation par une équipe opérationnelle» de sa police dans les prochaines semaines. Le ministère haïtien a dit qu’il accueillerait «avec plaisir» cette mission. Les gangs contrôlent environ 80% de Port-au-Prince – la capitale haïtienne – et les crimes violents tels que les viols, enlèvements contre rançon, vols à main armée et détournements de voitures sont quotidiens.

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Les forces de sécurité haïtiennes étant débordées, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le premier ministre haïtien, Ariel Henry, ont appelé à une intervention internationale pour soutenir la police. Cette semaine, les Etats-Unis ont ordonné au personnel non essentiel et aux familles des fonctionnaires de quitter Haïti «le plus vite possible.» D’après une organisation chrétienne, une Américaine et son enfant ont été kidnappés en Haïti jeudi dernier.

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