En Côte d’Ivoire, l’inquiétant dynamisme de l’idéologie des communautés salafistes

Des femmes musulmanes en niqab, dans le quartier populaire d’Abobo, au nord d’Abidjan. Vincent BOISOT/Riva Press

REPORTAGE – À Abidjan, dans le quartier d’Adjamé, toutes les nationalités de la sous-région se croisent, et avec elles toutes les nuances d’islam.

Abidjan

Dans les rues d’Adjamé, quartier populaire et cœur battant d’Abidjan, voilà bien longtemps que tous se sont habitués aux niqabs, ces amples tenues noires islamiques qui ne découvrent que les yeux, ou aux pantalons coupés aux chevilles, qu’affectionnent les salafistes.

«Ça n’a rien à voir avec notre culture, ce sont des tenues arabes!» s’exclame Sékou, figure respectée du quartier pour son engagement auprès des plus pauvres. D’un geste du menton, il indique deux femmes entièrement voilées qui passent. «Il y a dix ans, ça n’existait quasiment pas, ici.»

Supériorité de la charia sur le code civil

Les salafistes, ou plutôt les wahhabia (en référence à la doctrine wahhabite d’Arabie saoudite, très proche du salafisme), comme on les appelle ici, ne sont pas nouveaux en Côte d’Ivoire, les premiers prêcheurs qui se réclament de cette tendance de l’islam fondamentaliste apparaissent dès les années 1960. Longtemps, la Côte d’Ivoire a fait figure de pays modèle d’un vivre-ensemble religieux. Quand la guerre civile a divisé le pays entre…

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