Le 26 juillet dernier, un coup d’Etat a eu lieu au Niger contre le président Mohamed Bazoum. Depuis, des ressortissants français ont été rapatriés et la situation politique sur place est loin d’être stabilisée. Retour sur une semaine de crise.
Le Niger en proie aux troubles. Retenu par des membres de la garde présidentielle après des pourparlers ayant échoué, le président Mohamed Bazoum, élu démocratiquement, s’est retrouvé confronté à un coup d’Etat, le 26 juillet dernier.
Le général Abdourahamane Tiani, chef de la garde présidentielle du Niger depuis 2011, à l’origine de la chute du président élu, s’est présenté le 28 juillet comme le nouvel homme fort du pays.
Il a justifié le coup d’Etat par «la dégradation de la situation sécuritaire» dans un pays miné par la violence de groupes jihadistes. Le point sur les moments clés d’une semaine de rébellion.
La France suspend son aide au développement
La France a décidé samedi 29 juillet de suspendre ses aides au Niger. Paris, qui a demandé «le retour sans délai à l’ordre constitutionnel nigérien, autour du président Bazoum, élu par les Nigériens», a annoncé la suspension de «toutes ses actions d’aide au développement et d’appui budgétaire».
Opération d’évacuation des ressortissants français
L’opération d’évacuation du Niger de ressortissants français et étrangers, initiée le 1er août, a été lancée par le gouvernement français. Au total, 1.079 ressortissants «ont été mis en sécurité», dont 577 Français a assuré le Quai d’Orsay. Cinq avions au total avaient été affrétés par l’armée française.
les réactions internationales
L’Union européenne a indiqué tenir les putschistes ayant pris le pouvoir au Niger responsables «de toute attaque à l’encontre de civils, et de personnel ou installation diplomatiques». L’UE «appuiera rapidement et résolument» les décisions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Cette dernière a ordonné dimanche un blocus économique du Niger, a ajouté le chef de la diplomatie des Vingt-Sept, Josep Borrell, dans un communiqué. Elle a décidé de suspendre de manière immédiate «toutes les transactions commerciales et financières» du pays et le gel des avoirs des putschistes.
De son côté, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken avait assuré le président élu Mohamed Bazoum de «l’indéfectible soutien» de Washington lors d’un appel téléphonique.
Rupture de la coopération militaire avec la France
Une délégation ouest-africaine dépêchée au Niger en est repartie dans la nuit du vendredi 4 août, après avoir fait des propositions de «sortie de crise» auprès de membres de la junte qui ont annoncé la rupture de la coopération militaire avec la France.
Les putschistes ont dénoncé «les accords de coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense avec la France», dont un contingent militaire de 1.500 soldats est déployé au Niger pour la lutte antiterroriste.
Première déclaration du président Bazoum après le putsch
Dans une tribune parue jeudi 3 août dans le Washington Post, le président déchu Mohamed Bazoum a exprimé son inquiétude sur les conséquences de ce coup d’Etat au Niger. Il pourrait avoir des conséquences «dévastatrices» pour le monde et faire passer la région du Sahel sous «influence» de la Russie, via les mercenaires du groupe Wagner.
Par conséquent, «j’appelle le gouvernement américain et l’ensemble de la communauté internationale à aider à restaurer l’ordre constitutionnel», a ajouté le président nigérien.
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