Victor Langellotti sera le seul représentant monégasque ce dimanche lors de la course en ligne des championnats du monde. Pas facile d’exister face aux neuf coureurs belges (Evenepoel, van Aert, Philipsen…), huit Français (Alaphilippe, Laporte, Cosnefroy…). Mais le coureur de l’équipe espagnole Burgos-BH, qui dispute ses premiers mondiaux chez les Elites (quatre participations chez les jeunes), part avec une ambition bien précise.
« Ce sera déjà l’occasion de représenter Monaco. Je suis content d’y être, excité, mais je joue aussi ma qualification pour les JO de Paris », expliquait le grimpeur de 28 ans jeudi soir depuis l’Ecosse. Une mission claire sur le papier, mais bien plus compliquée dans les faits.
« Quand tu n’es pas dans les 45 premières nations au classement UCI (ce qui est le cas de Monaco), il faut finir ces championnats dans les deux premières nations en dehors du top 45 ». Mais Langellotti ne pourra pas pointer un dossard en particulier, car le classement UCI est encore évolutif, jusqu’à la fin de la saison. Aujourd’hui, le Monégasque devra ferrailler avec le coureur suédois (Lucas Eriksson, 48e nation), mais les Scandinaves figureront peut-être finalement dans le top 45.
Une qualification aux JO en jeu
« Il y a un véritable enjeu, mais je vais tout simplement essayer de finir le mieux placé possible et croiser les doigts jusqu’au mois d’octobre. ça ne sera pas simple car je vais devoir me débrouiller seul et parce que je n’ai jamais fait cette distance (271,1km pour 3570m de D +). Le circuit final est technique, avec beaucoup de relances, de virages. Il faudra être intelligent, placé. »
Le Monégasque, passé professionnel en 2018, en est pleinement capable. Depuis la fin de saison dernière, il enchaîne les bonnes performances.
Une première victoire chez les professionnels (sur le Tour du Portugal), un maillot de meilleur grimpeur porté sur la Vuelta et plusieurs places d’honneur en début de saison (6e sur des étapes à Oman ou Gran Camino).
« Je sens que j’ai progressé sur tous les plans, surtout la confiance. Au début de saison, tout était plus facile, je pouvais me battre pour le top 10, la gagne. ça s’est super bien passé, mieux que j’espérais. Je me sens plus mature, je sais quand je peux faire des efforts, quand je peux en garder. Je suis moins nerveux, je connais mes capacités« .
Seule ombre au tableau, une chute sur le Tour des Asturies en avril, et une fracture du sacrum qui l’a privé de compétition pendant plus de deux mois. « Un coup d’arrêt, j’étais plus poussif ensuite, mais je sens que la forme remonte semaine après semaine ». Après ces mondiaux, Victor préparera l’autre grand objectif de sa saison, à savoir la Vuelta, son deuxième grand Tour.
Les commentaires sont fermés.