Cinq continents en musique ce samedi au Bout du Monde de Crozon

Amérique du Sud et du Nord, Afrique, Europe et Océanie. Cinq continents étaient représentés, ce samedi 5 août 2023, dans la programmation du festival du Bout du Monde.

Après les Occitans de Barrut et la gagnante du concours de déguisements de l’an dernier avec son groupe Araponga, le public a pris un vol direct pour l’Amérique du Sud et l’élégance jazzy de Roberto Fonseca, venu tout droit de Cuba. À la fois producteur, arrangeur, chef d’orchestre et compositeur, l’artiste maîtrise le piano comme peu.

L’Amérique du Nord s’est aussi invitée avec la fanfare new-yorkaise Lucky Chops et ses six musiciens déchaînés, pourvu que le son vibre jusqu’au bout des doigts. La communion est parfaite avec le public, charmé dès les premiers mots du tromboniste du groupe, Josh Holcomb : « Bonjour France, we love you (on vous aime) ».

La fanfare Lucky Chops, tout droit arrivée des États-Unis, a embarqué le public du Chapiteau dans leurs morceaux de jazz et funk rythmés ! (Photo Le Télégramme/Carole Le Goff)

La chaleur revigorante de l’Afrique

En milieu d’après-midi, le vol s’est dérouté vers l’Afrique et ses femmes à la voix chaude et puissante. Tout d’abord, scène François-Kermarrec, les trois déesses de Nana Benz du Togo ont su insuffler un souffle revigorant dans la prairie rafraîchie par la météo.

Les Nana Benz du Togo ont envoûté les festivaliers, ravis de découvrir un mixte de musique trans et vaudoue accompagnée par des instruments de réemploi !
Les Nana Benz du Togo ont envoûté les festivaliers, ravis de découvrir un mixte de musique trans et vaudoue accompagnée par des instruments de réemploi ! (Photo Le Télégramme/Karen Jégo)

Secondées par deux musiciens aux instruments en mode récup’ avec vieux tuyaux et bidons, les prêtresses togolaises ont donné le tempo, emportant avec elles des festivaliers envoûtés.

Inspiratrice de stars comme Beyoncé et Aya Nakamura, Oumou Sangaré a ensuite fait son entrée sur la grande scène. Vêtue de blanc, la reine de la musique malienne, , classe et puissante, a conquis les 20 000 festivaliers.

Rock et flamenco au cœur de l’Océanie

En début de soirée, une escale a permis au public de découvrir la discrète Océanie, avec le groupe Opal Ocean. Lorsque le Néo-Zélandais Nadav Tabak et le Néo-Calédonien Alex Champ sont entrés en scène, armés de leurs guitares acoustiques, ils ont instantanément fait vibrer le public de la scène Kermarrec avec des airs de rock-flamenco. Entre les solos endiablés et les accords à l’unisson, il y avait de quoi avoir des frissons !

Le Néo-Calédonien Alex Champ, du groupe Opal Ocean, a fait voyager son public dans les terres océaniques.
Le Néo-Calédonien Alex Champ, du groupe Opal Ocean, a fait voyager son public dans les terres océaniques. (Photo Le Télégramme/Julie Creignou)

L’Europe en force

Enfin, le vieux continent européen a rapatrié les festivaliers sur ses terres pour une longue parenthèse francophone, avec les indémodables Négresses Vertes qui ont fait sauter et chanter Landaoudec pour leur premier passage au Boudu. Les Belges de dEUS ont délivré un show de pop digne de leurs grandes heures. Grâce au Morlaisien Wax Tailor et à l’immanquable Petit Biscuit avec leurs sons hip-hop et électro, attendus plus tard dans la soirée, la foule ne manquera pas de faire le plein d’énergie !

Stéfane Mellino et sa bande de Négresses Vertes ont électrisé, samedi, les 20 000 festivaliers du Boudu pour leur première sur la prairie de Landaoudec.
Stéfane Mellino et sa bande de Négresses Vertes ont électrisé, samedi, les 20 000 festivaliers du Boudu pour leur première sur la prairie de Landaoudec. (Photo Le Télégramme/Camille Mathy)

Pour l’Asie, les festivaliers devront faire une halte pour la nuit avant de répondre leur voyage musical avec les Mongols d’Uuhai, ce dimanche. Et concernant l’Antarctique ? Qui sait, l’an prochain !

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