L’Herblaysienne, Viviane Bondoma, aide les chefs d’entreprise camerounais

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La formation créée par la résidente de Herblay-sur-Seine a débuté le 5 juin 2023 à Yaoundé. (©Ukuzola)

Le 5 juin 2023, après deux ans de travail, Viviane Bondoma, résidente d’Herblay-sur-Seine (Val-d’Oise), a lancé officiellement sa start-up : Ukuzola ou Sérénité en xhosa (langue d’Afrique du Sud).

Basée à Yaoundé au Cameroun, l’entreprise créée dans le but d’aider les jeunes entrepreneurs Africains compte déjà six chefs d’entreprise dont quatre femmes.

Une habitante d’Herblay aide les chefs d’entreprises camerounais

« C’est très concret ce qu’il se passe », témoigne la jeune femme qui met à disposition un « coliving solidaire » aux entrepreneurs.

Soit un logement, la restauration, le transport et même une gratification, pour leur permettre de se consacrer à 100 % dans leur projet.

Le point d’honneur mis en avant dans cet espace de vie, c’est bien la parité. « Au Cameroun, 90 % des actifs sont des hommes. »

« L’optique de cette formation c’est de remédier au manque de travail pour les femmes en augmentant l’égalité des chances. La plupart des femmes sont en manque d’autonomie financière. »

Viviane Bondoma,Créatrice de la start-up Ukuzola.

Ici, pas question de mettre les hommes de côté. Pour la fondatrice, c’est simple :

« Les hommes sont importants dans la formation surtout dans des territoires aux pensées patriarcales. Si on pousse l’autonomisation des femmes sans eux, on va faire face à un rejet. »

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L’écologie et le développement du pays au coeur de la formation

Pour l’économiste, aider les femmes c’est aussi aider au développement du pays.

« Si on les accompagne, on a plus de chance de favoriser la redistribution vers les secteurs de santé ou d’éducation. Le but c’est de permettre aux pays en développement d’accroître leur économie financière. C’est difficile si toute la population n’y participe pas. »

Viviane Bondoma,Résidente d’Herblay-sur-Seine.

Ukuzola c’est aussi l’écologie. Pour Viviane, le Cameroun doit investir dans les énergies vertes.

« S’il n’y a pas suffisamment de ressources, pas assez d’avancées vers les énergies vertes, dans les pays en voie de développement on ne pourra pas stopper le réchauffement climatique. Comme le disait Fatou Diome (femme de lettres franco sénégalaise ndlr.) « On sera riche ensemble, ou on va se noyer tous ensemble ! « 

Un appel à projet pour intégrer la formation

Pour intégrer cette formation, Ukuzola lance tous les deux à trois mois un appel à projet.

C’est devant un jury que les entrepreneurs sont choisis. Parmi une quarantaine de personnes, seulement six ont été retenues pour cette première édition.

C’est le cas d’Anne-Marie, créatrice d’une gamme de produits alimentaire bio. Esthéticienne d’origine, la jeune maman s’est tournée vers l’entreprenariat après avoir détecté des allergies chez ses enfants.

« Je voulais trouver une solution à ces allergies. De nos jours, il y a de plus en plus de personnes qui en souffrent. Avec l’Amane je veux mettre en avant les produits locaux et proposer des produits sains. »

Anne-Marie,Chef de l’entreprise l’Amane.

Une formation humaine pour cette ambitieuse entrepreneuse.

« Il y a une vraie solidarité dans le coliving. »

Des chefs d’entreprises qui pallient à un manque

Frank Seme, a lui, pour objectif de régler les problèmes d’embouteillage mais aussi les problèmes de sécurité avec Bëtacar, son dispositif de voitures partagées.

« Mon idée est venue lorsque j’étais employé, j’arrivais tout le temps en retard. Au Cameroun, nous sommes beaucoup amassées en bordure de route. Un matin, j’attendais un taxi, j’ai demandé à la personne à côté de moi où elle allait et nous allions au même endroit. Nous avons donc fait le trajet ensemble. J’ai répété l’opération puis d’autres personnes ont commencé à faire comme moi. Cette zone se désengorge maintenant plus facilement que les autres. »

Le jeune homme collaborera à la rentrée prochaine avec les services de transports scolaires afin de proposer un tarif unique aux familles ainsi qu’un suivi du trajet de leurs enfants. 

En ce qui concerne le travail avec des femmes, Frank est ravi.

« Dans mon entreprise, les revenus sont partagés, nous travaillons en considération de l’égalité. La responsable est une femme par exemple. »

Une start-up qui fonctionne plutôt bien. Viviane Bondoma a pour objectif que l’entreprise double ses capacités chaque année.

Claudia OLIVEIRA

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