REPORTAGE – Près de la moitié de la population est en grave insécurité alimentaire, dont 3 millions d’enfants. L’école leur offre souvent leur seul repas garanti de la journée.
De notre envoyé spécial en Haïti
L’école Becky-DeWine accueille 300 élèves en plein cœur de Cité Soleil, un gigantesque bidonville de Port-au-Prince. C’est l’une des sept écoles ouvertes par l’association Hands Together, dirigée par le père Tom Hagan. En tout, elles accueillent 4000 élèves réguliers et 2500 irréguliers, souvent des orphelins isolés qui vivent dans la rue. Les violences sont quotidiennes dans ce quartier qui abrite 300.000 habitants et que se partagent trois chefs de gang: «Mathias», «Iska» et «Barbecue». Chaque jour, les camions de Hands Together livrent le repas de midi pour tous les élèves. Le quartier de Brooklyn est, lui, livré par brouettes, l’état des routes ne permettant pas le passage d’un camion.
Michèle a 8 ans. Elle vit avec sa mère et sa sœur, à 15 minutes à pied de l’école. Sa mère fait des lessives pour gagner de l’argent. Amélie, 8 ans également, marche, elle, trente minutes chaque matin pour venir à l’école. Elle est impatiente de manger: «Souvent, le matin…
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