EN DIRECT – Coup d’État au Niger: la Cédéao veut intervenir militairement « dans les plus brefs délais »

L’Union africaine juge « inadmissibles » les conditions de détention du président Bazoum

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a exprimé vendredi « ses vives préoccupations » sur « la détérioration des conditions de détention » du président nigérien Mohamed Bazoum, jugeant « inadmissible » son traitement par les autorités militaires qui l’ont renversé.

Dans le même communiqué, le dirigeant « exprime son ferme soutien aux décisions de la Cédéao », la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest, qui a décidé jeudi de déployer une « force en attente » pour restaurer l’ordre constitutionnel au Niger.

L’Union européenne s’inquiète d’une « détérioration des conditions de détention » du président Bazoum

L’UE a exprimé vendredi sa « profonde inquiétude » face à « la détérioration des conditions de détention » du président nigérien Mohamed Bazoum, renversé par un coup d’État militaire, et réclamé de nouveau sa libération « immédiate et sans condition ».

Le président Bazoum et sa famille « seraient, selon les dernières informations, privés de nourriture, d’électricité et de soins depuis plusieurs jours (…) [Il] a consacré sa vie à œuvrer pour améliorer le quotidien des Nigériens, rien ne permet de justifier un tel traitement », a indiqué sur X (ex-Twitter) le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell.

Mercredi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’était alarmé de façon similaire, comme nous l’évoquions dans cet article, se disant « préoccupé » par la situation du président élu et exigeant sa libération.

Date, forces en présence… les contours du projet d’intervention de la Cédéao restent flous

Après l’annonce de la Cédéao concernant sa décision de déployer une « force en attente ». le président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara a précisé que la Côte d’Ivoire « fournira un bataillon » de 850 à 1.100 hommes, aux côtés du Nigeria et du Bénin notamment, et que « d’autres pays » les rejoindront. Il a assuré que l’intervention commencerait « dans les plus brefs délais ».

Hormis l’annonce du président ivoirien, les contours du projet d’intervention militaire pour rétablir le président nigérien élu Mohamed Bazoum restent flous. La voie de la diplomatie est par ailleurs d’ailleurs toujours ouverte par les pays de la Cédéao.

Soutien total de la France, plus nuancé des États-Unis

La France a apporté jeudi soir « son plein soutien à l’ensemble des conclusions » adoptées lors du sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur le Niger.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a quant à lui déclaré jeudi que son pays soutenait l’action de la Cédéao concernant le Niger, sans toutefois approuver explicitement la décision de déployer sa force.

Une intervention qui doit avoir lieu « dans les plus brefs délais », selon la Côte d’Ivoire

Jeudi soir, les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) réunis au sein d’un sommet extraordinaire à Abuja, ont ordonné le déploiement de la « force en attente » de l’organisation régionale pour « rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, selon les résolutions lues par le président de la Commission de la Cédéao Omar Touray.

S’il n’a pas précisé de calendrier, le président ivoirien Alassane Ouattara a promis que cette intervention aurait lieu « dans les plus bref délais ». Nous donnons les détails de la décision de la Cédéao et du contexte dans lequel elle s’inscrit dans cet article.

Plus de deux semaines après le Coup d’État, la Cédéao acte un projet d’intervention militaire

Bonjour à tous et bienvenue dans ce live consacré à l’actualité du coup d’État au Niger et aux réactions de la communauté internationale, notamment de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

La Cédéao a ordonné jeudi le déploiement d’une « force en attente » pour restaurer l’ordre constitutionnel au Niger, et qui devrait intervenir « dans les plus brefs délais », selon le président ivoirien Alassane Ouattara. Aucun calendrier n’a été précisé.

Dans son initiative, la Communauté a reçu le soutien de la France mais aussi des États-Unis, qui ne devraient toutefois pas s’investir militairement dans l’opération.


Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.