VIDEO. « Danser pour moi, c’est plus comme respirer. C’est évident. » : Mahé, danseuse et chorégraphe de dancehall
Mahé a pour devise « Yenki sé » (« juste être » en français). Une philosophie de vie qu’elle pratique au quotidien. Danser est la meilleure méthode pour lâcher prise pour la pétillante Guadeloupéenne. La danseuse, chorégraphe, professeur de dancehall et coach santé vous emmène sur ses spots de danse préférés en Guadeloupe.
Mahé danse depuis toujours. Dans ses souvenirs, les plus lointains : elle découvre la danse lors d’un anniversaire. Elle a 3 ans et ne quitte pas la piste avant la fin de la fête.
Mahé débute sa formation au Centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre. Elle commence par le gwoka puis aborde la danse classique, la danse moderne, le modern jazz. Ce lieu emblématique de la culture guadeloupéenne fermé pour travaux en 2009, a été réinvesti par le collectif d’artistes « Kòlektif Awtis Rézistans » en 2021. Depuis une centaine de créateurs : plasticiens, musiciens, comédiens, sculpteurs, graffeurs, danseurs fait revivre ce temple culturel, renommé CAC Maryse Condé.
Mahé y a donné des cours, s’y est beaucoup entraînée et y réalise souvent des vidéos pour les réseaux sociaux depuis ce spot à la vue imprenable. C’est un endroit que l’artiste affectionne particulièrement. Un jardin en terrasse, sous l’esplanade, mène à la mer. Cet espace vert, plutôt petit, regorge de plantes variées. Mahé aime se ressourcer dans ce concentré de nature.
C’est à la MJC du Gosier que Mahé a donné ses premiers cours. La danseuse est professeur d’afro dancehall depuis plus de 10 ans. Elle ajoute une corde à son arc en coachant des artistes. Mahé guide de jeunes chanteurs à être plus à l’aise sur scène, à mieux occuper l’espace lors d’un show. Objectif : que l’émotion d’une chanson soit transmise avec la voix de l’interprète mais également avec son corps.
Pour Mahé, c’est le soundsystem dancehall de Guadeloupe. Le lieu où elle retrouve la majorité des codes de la culture dancehall, née en Jamaïque. Sur des morceaux de reggae, de dancehall ou de hip-hop, certains improvisent des freestyles lorsque d’autres chillent. Kimsee et Jah’nyss, les deux premières Dancehall Queen de Guadeloupe et DJ Selekta Taeky sont rejoints par leur amie. « Le meilleur endroit pour créer et libérer des énergies, se transcender en toute liberté. » nous confie Mahé.
Pour aller plus loin et découvrir d’autres talents ultramarins : Outre-mer danse mais aussi Outre-mer Street art et Ultra sons proposent des portraits de la nouvelle génération d’artistes de la culture urbaine.
Écriture et réalisation : Sarah Almosnino
Production : 909 Productions
Durée 12 minutes – © 2023
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