Les écoles normales d’instituteurs, un corps d’élite du peuple, pour le peuple

L’École normale supérieure de la rue d’Ulm, à Paris. DANIEL THIERRY/Photononstop via AFP

CES ÉCOLES D’AUTREFOIS (6/6) – Pendant plus d’un siècle, les «élèves-maîtres» y ont appris à servir la nation, avec rigueur et discipline.

Les écoles se sont toujours adaptées aux besoins de leur temps. Du premier Empire au bug de l’an 2000, plusieurs d’entre elles ont préparé la jeunesse à des métiers qui ne trouveraient plus leur place dans notre siècle. Supprimé par Vichy, transformé après la décolonisation, ringardisés par Mai 68 ou effacés par la technologie, «Le Figaro» raconte en six épisodes ces établissements témoins et symboles d’époques révolues.

Des éducateurs pour le peuple, issus du peuple. Des «hussards noirs de la République» soumis, au cours de leur formation, à un régime séminarial strict, dont l’internat était la matrice. Un esprit de corps au service de la nation. Officialisées en 1833 comme l’instance de formation des instituteurs par Guizot, ministre de l’Instruction publique de la monarchie de Juillet, généralisées et ouvertes aux filles en 1879 par Jules Ferry, les écoles normales primaires restent le symbole de l’école républicaine laïque. Leur nostalgique souvenir est convoqué dès lors que revient…

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